Face à une gastro-entérite, l'urgence n'est pas d'arrêter la diarrhée. C'est de compenser ce que le corps perd. Un adulte s'en tire presque toujours seul en quelques jours ; un nourrisson ou une personne âgée peut se déshydrater en vingt-quatre heures.
Par petites gorgées, souvent, plutôt qu'un grand verre d'un coup qui relance les vomissements. Toutes les dix à quinze minutes s'il le faut.
Chez l'enfant et chez la personne âgée, les solutions de réhydratation orale ne sont pas un gadget : leur composition en sucres et en sels reproduit ce qui est perdu, et l'eau seule ne le fait pas. Un sachet dans 200 ml d'eau, proposé en continu. C'est le produit que nous délivrons en priorité dans cette situation.
Il ralentit le transit, ce qui soulage vite. Mais il garde aussi dans l'intestin ce que le corps cherchait à évacuer. Deux situations où il ne doit pas être pris : en présence de fièvre, et en présence de sang dans les selles. Dans ces cas, il expose à une aggravation.
Il n'est pas non plus destiné aux enfants en automédication, et ne se prend jamais plus de deux jours sans avis médical. En pratique, sur une gastro virale banale de l'adulte, il dépanne pour un trajet ou une journée de travail. Il ne soigne rien.
La diète stricte n'est plus recommandée : elle prolonge la récupération de la muqueuse intestinale. Reprenez dès que les vomissements cèdent, avec du riz, des carottes cuites, de la banane, de la compote, du pain grillé.
À mettre de côté quelques jours : le lait et les laitages, les crudités et les fibres crues, les plats gras, les jus de fruits sucrés qui appellent l'eau dans l'intestin, l'alcool et le café.
Un détail que nous précisons systématiquement : le gel hydro-alcoolique est peu actif sur les virus responsables des gastro-entérites. Le lavage des mains à l'eau et au savon, trente secondes, reste le geste efficace, en particulier après le passage aux toilettes et avant de préparer un repas.
Nettoyez les poignées, les robinets et la lunette des toilettes à l'eau javellisée diluée, et lavez le linge souillé à 60 °C. La contagiosité persiste plusieurs jours après la fin des symptômes.
Quand ce sont les vomissements qui dominent et empêchent de boire, le protocole de réhydratation compte plus que tout le reste. Nous le détaillons pas à pas sur notre page nausées et vomissements.
C'est un remède de grand-mère qui a la vie dure. Il apporte du sucre, pas les sels dont l'organisme a besoin, et sa forte concentration en sucre peut aggraver la diarrhée. Chez un adulte qui ne supporte rien d'autre, il vaut mieux que rien. Chez un enfant, il ne remplace pas une solution de réhydratation.
Pendant toute la durée des symptômes, et encore plusieurs jours après. C'est la raison pour laquelle les épidémies familiales s'étalent sur une à deux semaines.
Non dans la très grande majorité des cas, car ces gastro-entérites sont virales. L'antibiotique se discute devant une diarrhée fébrile et sanglante, ou au retour de voyage, et c'est au médecin d'en juger.
Côté homéopathie. Quand l’épisode digestif fait suite à un écart alimentaire plutôt qu’à un virus, Nux vomica en granules est la souche la plus citée.
Côté homéopathie. Quand l’épisode digestif suit un aliment suspect, avec agitation, épuisement marqué et soif de petites gorgées, la souche citée est Arsenicum album en granules. L’essentiel reste la réhydratation, par petites quantités très rapprochées.
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