La migraine est une forme particulière de mal de tête. Elle se manifeste par des crises d'intensité variable, de légère à très intense, qui peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours. La douleur, souvent pulsatile et localisée d'un seul côté de la tête, est aggravée par la lumière, le bruit et parfois les odeurs, et peut s'accompagner de nausées ou de vomissements. Les femmes sont environ 3 fois plus touchées que les hommes. Les causes exactes restent mal connues, mais certains déclencheurs sont identifiés : changements hormonaux, stress, certains aliments, manque de sommeil.
Au moment de la crise, les antalgiques classiques (paracétamol, ibuprofène) restent la première intention pour la majorité des migraines ; retrouvez le détail des paliers antalgiques sur notre page Anti-douleurs - Antalgiques. La grande camomille, en extrait de plantes fraîches, est traditionnellement utilisée en prévention des migraines. L'huile essentielle de menthe poivrée, appliquée localement, peut soulager les douleurs. Certains complexes homéopathiques (Kalmia, Phapax) sont traditionnellement utilisés dans l'accompagnement des céphalées.
Pour un protocole homéopathique plus détaillé selon le type de migraine, consultez notre page dédiée Migraine et homéopathie.
Un mal de tête brutal et d'une intensité inhabituelle ("le pire de votre vie"), une douleur accompagnée de fièvre et d'une raideur de la nuque, de troubles de la vision, de confusion ou de difficultés à parler, ou survenant après un choc à la tête, nécessitent une consultation en urgence. Des migraines de plus en plus fréquentes ou qui résistent aux traitements habituels justifient aussi un avis médical.
La migraine se distingue par sa localisation souvent unilatérale, son caractère pulsatile, son intensité et les symptômes associés (nausées, sensibilité à la lumière et au bruit), alors qu'un mal de tête de tension est plus diffus et généralement moins invalidant.
Non, elle est utilisée en prévention, sur plusieurs semaines. En cas de crise, les antalgiques classiques restent la solution la plus rapide.
Oui, une augmentation de la fréquence ou de l'intensité des crises, ou l'apparition de nouveaux symptômes, justifie d'en parler à votre médecin pour adapter la prise en charge.
Quand la douleur est faciale plutôt que céphalique. Une douleur en éclairs, souvent à gauche, autour de l’œil et de la tempe, déclenchée au moindre contact, renvoie à Spigelia anthelmia en granules. Une douleur du visage se fait toutefois toujours caractériser : l’origine dentaire ou sinusienne est le premier diagnostic différentiel.
Un dernier cas, très fréquent au comptoir : le mal de tête qui revient les jours de tension, en fin de journée, avec la nuque raide et la boule dans la gorge. Là, ce n'est pas la céphalée qu'on traite, c'est ce qui la déclenche. Notre page stress et anxiété détaille les souches de ce terrain, Ignatia en tête.
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