Une déprime passagère se travaille avec de la lumière, du sommeil et parfois un coup de pouce phyto. Une dépression caractérisée relève du médecin. Confondre les deux coûte cher dans les deux sens, et c'est le premier point à éclaircir avant de choisir quoi que ce soit sur cette page.
L'humeur désigne votre état émotionnel de fond, celui qui persiste au-delà des émotions du moment. Elle se distingue de la joie ou de la colère, qui passent. Un tempérament plutôt gai le reste, même après une mauvaise nouvelle.
La déprime est un fléchissement passager de cette humeur de fond. Elle arrive volontiers aux changements de saison, après une période de surcharge, ou dans les semaines qui suivent un événement difficile. Elle cède en quelques jours à quelques semaines.
La dépression caractérisée, elle, associe une tristesse ou une perte d'intérêt qui durent plus de deux semaines, presque tous les jours, avec un retentissement net sur le sommeil, l'appétit, la concentration et l'élan vital. L'automédication n'y suffit pas et peut retarder une prise en charge utile.
Trois familles reviennent le plus souvent à notre comptoir.
Deux leviers non médicamenteux pèsent souvent plus lourd que les gélules : la lumière du matin, trente minutes dehors même par temps couvert, et une activité physique régulière. Nous le disons à chaque conseil, et c'est rarement ce qu'on vient chercher.
C'est la plante sur laquelle nous refusons le plus de ventes en officine. Le millepertuis accélère le travail de certaines enzymes du foie, qui éliminent alors plus vite un grand nombre de médicaments. Le traitement en cours perd de son efficacité, parfois jusqu'à l'échec complet.
Sont concernés, entre autres : les contraceptifs oraux, avec un risque réel de grossesse non désirée, les anticoagulants, les antirétroviraux, les immunosuppresseurs après greffe, certains anticancéreux et antiépileptiques. Associé à un antidépresseur sérotoninergique, il expose au syndrome sérotoninergique. Il est aussi photosensibilisant.
Si vous prenez un traitement, quel qu'il soit, montrez votre ordonnance à votre pharmacien avant d'acheter du millepertuis. Deux minutes suffisent à lever le doute.
Sur ce dernier point, ne restez pas seul. Parlez-en à un médecin, ou appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable 24 heures sur 24.
Selon ce qui domine chez vous, d'autres pages seront plus adaptées : Stress et angoisse quand c'est la tension nerveuse, Fatigue générale et tonus quand c'est l'épuisement physique, Sommeil et détente quand les nuits sont les premières touchées. Le protocole homéopathique correspondant est détaillé sur Déprime et coup de fatigue.
Comptez deux à trois semaines de prise régulière pour les plantes de l'humeur, pas quelques jours. Si rien ne bouge après six semaines, n'insistez pas seul : c'est le moment d'en parler à un médecin.
Non. L'association diminue l'efficacité contraceptive. Si vous avez déjà commencé, poursuivez la contraception et utilisez un préservatif jusqu'à avoir vu votre médecin ou votre pharmacien.
Oui, surtout sur la déprime saisonnière. Le protocole habituel est une lampe de 10 000 lux, trente minutes le matin, à distance de lecture. Demandez un avis ophtalmologique si vous avez une pathologie de la rétine ou si vous prenez un médicament photosensibilisant.
Côté homéopathie. Le coup de blues qui suit une contrariété ou un chagrin précis, plutôt qu’un fond installé, renvoie à Ignatia amara en granules.
Une mise en garde sur le millepertuis. En extrait ou en gélules, c’est la plante la plus concernée par les interactions médicamenteuses en France : contraceptifs oraux, anticoagulants, immunosuppresseurs. La souche homéopathique Hypericum perforatum en granules relève d’un tout autre usage, la traumatologie, et n’a pas les mêmes précautions.
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