Se lever deux ou trois fois par nuit, attendre que le jet démarre, avoir l'impression de ne jamais vider complètement sa vessie : c'est ainsi que la prostate se rappelle à la plupart des hommes, en général après 50 ans. Le plus souvent, il s'agit d'une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), une augmentation de volume liée à l'âge et sans gravité en elle-même. Mais ces mêmes signes peuvent avoir d'autres causes, et c'est la première chose dont nous parlons au comptoir.
Avant tout produit naturel, un bilan chez le médecin traitant ou l'urologue est indispensable : toucher rectal, dosage du PSA si votre médecin le juge utile, parfois une échographie. Il permet d'écarter une infection ou un cancer et de savoir de quoi on parle. Consultez sans attendre en cas de sang dans les urines, de fièvre, de douleurs, ou si vous n'arrivez plus du tout à uriner : la rétention aiguë est une urgence.
Une fois l'HBP confirmée et si la gêne reste modérée, les plantes ont leur place, seules ou en complément d'un traitement prescrit, avec l'accord du médecin.
Le palmier nain (Serenoa repens ou Sabal) est la plante la plus étudiée. L'Agence européenne du médicament reconnaît un usage médical bien établi de son extrait pour les troubles urinaires liés à l'HBP, après avoir écarté une maladie grave. Les grands essais récents sont moins enthousiastes : la revue Cochrane de 2023 conclut à peu ou pas d'amélioration des symptômes par rapport au placebo. Nous le conseillons donc à des hommes informés, pour une cure d'essai d'au moins trois mois, sans promesse. Au rayon : Serenoa repens PHC, Andro Phar PHC et Prostal.
Les pépins de courge et la racine d'ortie font l'objet d'un usage traditionnel reconnu par l'Agence européenne du médicament pour les mêmes troubles urinaires, ce qui signifie une longue tradition d'emploi plutôt que des essais solides. Au rayon : l'huile de pépins de courge PHC, Prostabiol (courge et pollen) et l'extrait de racine d'ortie EPS.
Plusieurs souches sont traditionnellement employées dans les troubles urinaires de l'homme mûr, notamment Sabal serrulata, Chimaphila umbellata ou Conium maculatum. Le choix de la souche et de la dilution se fait selon vos symptômes : appelez-nous au 01 47 27 99 08, nous en parlons avec vous.
Le palmier nain est le plus étudié, les pépins de courge et l'ortie viennent ensuite. Aucun ne remplace un traitement prescrit ; ils conviennent aux gênes modérées, une fois le diagnostic posé.
Comptez au moins trois mois avant de juger. Si rien ne change, inutile de continuer : parlez-en à votre médecin.
Non. Boire beaucoup le soir, certains médicaments, le diabète ou un sommeil léger donnent les mêmes réveils. Voir aussi notre rayon troubles urinaires.
Pour aller plus loin : libido après 50 ans, garder ses muscles, et l'ensemble de nos conseils seniors.
Page rédigée par l'équipe de pharmaciens de la Pharmacie Homéopathique Centrale. Mise à jour : octobre 2026. Sources : Agence européenne du médicament (monographies Sabalis serrulatae fructus, Cucurbitae semen, Urticae radix), revue Cochrane sur Serenoa repens (2023), Assurance maladie. Ces conseils ne remplacent pas l'avis de votre médecin.
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