Pharmacie francaise spécialisée en homéopathie médecine douce et préparations magistrales
Salix alba - saule - teinture mère
Salix alba teinture mere articulation arthrose
Code : TM322 - Visuel non contractuel - Salix alba teinture mere articulation arthrose
Ce produit est un médicament sans ordonnance , pour votre sécurité, veillez à consulter la notice.

PHC

Saule blanc teinture mère

On rencontre le Saule au bord des cours d’eau.

On le reconnait surtout par ses chatons duveteux formés par les fleurs femelles durant le printemps.
Il peut atteindre jusqu'à 25 m de haut. L'écorce de saule  possède des dérivés salicylés, dont le salicoside, qui a les mêmes propriétés anti-inflammatoires (arthrose) et antipyrétiques (fiévre) que l’aspirine. Ainsi le saule par ses capacités thérapeutiques est la solution des fièvres et des douleurs (notamment les douleurs articulaires).
Teintures meres teintures meres
Femme enceinte Femme allaitante Bébé Enfant de moins de 6 ans Enfant de moins de 15 ans
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Nom latin : Salix alba L.
Noms communs : Saule commun, saule argenté, saule vivier, aubier, vuisier, sandre
Famille : Salicacées
Partie utilisée : Écorce
Origine : Arbre spontané dans les zones humides de l'Europe et de l'Asie, ainsi qu'en Amérique du Nord. La drogue provient essentiellement de l'ex-Yougoslavie, de Bulgarie, de Hongrie et de Roumanie.
Voie orale :
1 Traditionnellement utilisé dans les états fébriles et grippaux
2 Traditionnellement utilisé comme antalgique (céphalées, douleurs dentaires)
3 Traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique des manifestations articulaires douloureuses mineures.
Usage local :
4 Traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique des manifestations articulaires douloureuses mineures
  • Dérivés alcooliques salicylés (salicylates) : salicine (salicoside) et salicortine, évoluant dans l'organisme en saligénine puis en acide salicylique, fragiline, populine, saliréposide, trémulacine, cinnamoyl
  • Composés phénoliques : triandrine, vimaline et dérivés aromatiques : alcools, aldéhydes comme l'alcool salicylique (=saligénine), l'aldéhyde syringique, les acides salicylique, p-hydroxybenzoïque, caféique, férulique et p-coumarique
  • Flavonoïdes : hétérosides du quercétol, de la lutéoline, de l'ériodictyol, de la naryngénine, ampélopsine (flavanolol), isosalipurpuroside (chalcone).
Voie orale

Réservé à l’adulte.
Ne pas utiliser plus de 4 semaines dans les douleurs articulaires
Ne pas utiliser plus de 3 jours pour les états fébriles.
Si les symptômes persistent au cours du traitement, consulter votre médecin ou votre pharmacien.

Contre-indication :

Chez les personnes allergiques aux salicylés (aspirine) ou aux AINS.
Chez les personnes ayant un ulcère gastrique ou duodénal.

Une surveillance médicale est nécessaire pour les personnes ayant une insuffisance hépatiques ou rénale sévère, des troubles de la coagulation.

Le produit n'est pas destiné à être utilisé en cas d'arthrite aiguë. Si la fièvre dépasse 39 ° C, persiste ou est associée avec des céphalées sévères ou si les symptômes s'aggravent au cours de l'utilisation du médicament, un médecin devra être consulté.

L'utilisation concomitante de salicylés et autres AINS est déconseillée sans avis médical.
En l’absence de données ce produit n’est pas indiqué chez la femme enceinte ou allaitante.
Origine
Salix alba L., Salicacées, le saule blanc. La drogue est l'écorce. Une monographie de souche existe à la Pharmacopée française, Salix alba pour préparations homéopathiques, millésime 1989, et c'est la seule souche de saule inscrite. Le texte n'étant pas librement accessible, nous ne citerons ni titre alcoolique ni titrage que nous n'aurions pas lus.
Liste A des plantes médicinales, sous l'intitulé Salix sp., écorce de tige et feuille. Le référentiel français raisonne donc par genre, pas par espèce. Absent de la liste B.

Le paradoxe du nom : la monographie européenne ne nomme pas le saule blanc
C'est l'information la plus utile de cette fiche, et elle prend tout le monde à revers.
La monographie européenne s'intitule Salix, espèces diverses dont S. purpurea, S. daphnoides, S. fragilis, cortex. Salix alba n'y est pas nommé. Adoption initiale le 14 janvier 2009, révision adoptée le 31 janvier 2017.
La raison est chimique et elle est chiffrée. Le rapport d'évaluation situe la salicine de Salix alba autour de 0,5 pour cent, contre 4 à 8 pour cent pour S. purpurea et plus de 4 pour cent pour S. daphnoides. Or la Pharmacopée européenne exige au minimum 1,5 pour cent de dérivés salicylés totaux exprimés en salicine pour l'écorce de saule.
Conclusion : l'écorce de saule blanc seule ne satisfait pas nécessairement la monographie qui porte son nom vernaculaire, et les essais cliniques de lombalgie n'ont jamais porté sur elle, mais sur un extrait titré préparé à partir des espèces riches. Le saule le plus vendu est le plus pauvre en principe actif.

Ce que dit la réglementation
En usage médical bien établi : « médicament à base de plantes utilisé pour le traitement de courte durée de la lombalgie basse ». Il ne vaut que pour un extrait sec au rapport 8 à 14 pour 1, à l'éthanol 70 pour cent, titré à 15 pour cent de salicine totale, de 393 à 786 mg jusqu'à deux fois par jour, pendant quatre semaines au maximum.
En usage traditionnel : soulagement des douleurs articulaires mineures, fièvre associée au rhume, céphalées. Une teinture y figure, au 1 pour 5 à l'éthanol 25 pour cent, de 15 à 24 ml par jour. Retenez le titre alcoolique, très bas, qui n'est pas celui d'une teinture mère classique.

Salicine et aspirine : la parenté réelle, et sa limite
La salicine est bien un précurseur. Elle est hydrolysée par les bactéries intestinales en saligénine, puis convertie en acide salicylique après absorption. Après 240 mg de salicine, l'acide salicylique représente 86 pour cent des salicylates sériques, avec un pic moyen en deux heures. En surface exposée, 240 mg de salicine par jour équivalent à 50 à 87 mg d'acide acétylsalicylique.
Et pourtant, l'effet antiagrégant ne suit pas. Un essai comparant 240 mg de salicine par jour à 100 mg d'aspirine et à un placebo a montré que le saule réduit l'agrégation plaquettaire nettement moins que l'aspirine, et n'agit pas sur l'agrégation induite par le collagène.
L'explication est élégante : c'est le groupe acétyle de l'aspirine qui inhibe la cyclo-oxygénase de façon irréversible. L'acide salicylique, lui, n'est pas acétylé. Un extrait de saule n'est donc ni un substitut d'aspirine cardio, ni pour autant dénué de risque chez une personne anticoagulée.

Précautions
La liste est longue et il faut la lire en entier. Contre-indications européennes : hypersensibilité à la substance active, hypersensibilité aux salicylés ou aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, asthme lié à une sensibilité aux salicylés, ulcère gastroduodénal évolutif, troisième trimestre de grossesse, déficit en G6PD, insuffisance hépatique ou rénale sévère, troubles de la coagulation.
Et enfants et adolescents de moins de 18 ans. Contrairement à d'autres plantes où cette limite tient à l'absence de données, ici le motif est écrit noir sur blanc dans le texte européen : le risque de syndrome de Reye. C'est l'un des rares cas du rayon où l'affirmation qui circule est exacte.
Premier et deuxième trimestres de grossesse et allaitement : déconseillés. Interaction retenue : potentialisation des anticoagulants coumariniques.
Sur la douleur articulaire, le rayon propose aussi l'hamamélis sur un autre registre, et notre page d'usage donne le dosage en gouttes.

Ce que dit Cochrane
La revue Cochrane consacrée aux traitements végétaux de la lombalgie retient que l'harpagophytum, le saule et le piment réduisent la douleur davantage que le placebo. Pour le saule, le niveau de preuve est modéré, avec des doses standardisées à 120 ou 240 mg de salicine par jour supérieures au placebo à court terme, et un essai montrant une équivalence relative au rofécoxib. Là encore, sur extrait titré.

Quand consulter plutôt que traiter soi-même
Une lombalgie qui s'accompagne d'une perte de force ou de sensibilité dans une jambe, de troubles pour uriner ou d'une anesthésie de la région périnéale, est une urgence : ce tableau ne se traite pas, il s'explore le jour même.
Se font également examiner : une douleur du dos qui réveille la nuit, qui s'accompagne de fièvre, d'un amaigrissement, ou qui survient après un traumatisme, chez une personne ostéoporotique ou sous corticoïdes. Une articulation chaude, rouge et gonflée n'est pas une douleur mineure. Et une fièvre qui dépasse trois jours se fait diagnostiquer plutôt que faire baisser.

Sources
ANSM, liste des monographies de la Pharmacopée française pour préparations homéopathiques, Salix alba, 1989, et listes A et B des plantes médicinales · EMA/HMPC, European Union herbal monograph on Salix, various species including S. purpurea L., S. daphnoides Vill., S. fragilis L., cortex, révision du 31 janvier 2017, et rapport d'évaluation correspondant · Pharmacopée européenne, monographie Salicis cortex · Krivoy et coll., 2001, sur l'agrégation plaquettaire · Cochrane, Herbal medicine for low back pain.
Un conseil, une question ?
01 47 27 99 08
Ce produit est un médicament. Prenez toutes les dispositions nécessaires relatives à son utilisation.
Si vos symptômes persistent, consultez votre médecin.
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