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Romarin - rosmarinus officinalis - teinture mère
Rosmarinus officinalis teinture mere digestion rhu
Code : TM304 - Visuel non contractuel - Rosmarinus officinalis teinture mere digestion rhu
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Romarin - rosmarinus officinalis - teinture mère


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Romarin officinale teinture mère
Le romarin (rose de la mer) est cholagogue, il est un remède du foie et de la vésicule biliaire et un diurétique, en éliminant les toxines de l’organisme.Le romarin, au feuillage aromatique rappelant l’encens et le pin, contient des substances qui facilitent l’excrétion de la bile dans l’intestin, favorisant ainsi la digestion des graisses et le transit intestinal. Son huile essentielle est antibactérienne, stimulante mais peut être toxique à dose exagérée. Le romarin contient des substances au potentiel pharmacologique très intéressant et c'est une plante à utiliser dans l'alimentation pour son pouvoir anti-radicaux libres.
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Nom latin : Rosmarinus officinalis L.
Noms communs : Rosée de mer, rosemarine, encensier, herbe aux couronnes, romarin
Famille : Lamiacées
Parties utilisées : Sommité fleurie, feuilles
Origine : Spontané sur les collines arides et calcaires de la région méditerranéenne, le romarin est particulièrement caractéristique de la végétation du maquis et de la garrigue. On le cultive dans de nombreux pays, notamment dans un but ornemental mais aussi pour ses usages culinaires ou comme plante mellifère. La drogue provient essentiellement d'Espagne, du Maroc, de Tunisie et de l'Europe du Sud-Est.
Voie orale :
- Traditionnellement utilisé dans le traitement des troubles digestifs tels que : ballonnement épigastrique, lenteur à la digestion, éructations, flatulences.
- Traditionnellement utilisé pour faciliter les fonctions d'élimination urinaire et digestive.
- Traditionnellement utilisé comme cholérétique ou cholagogue.
Usage local :
- Traditionnellement utilisé en cas de nez bouché, de rhume.
- Traditionnellement utilisé par voie locale en bain de bouche, pour l'hygiène buccale.
  • Huile essentielle : 1,8-cinéole, camphre, α-pinène, autres monoterpènes (bornéol, limonène, camphène, α-terpinéol, β-pinène, β-caryophyllène, myrcène...)
  • Diterpènes phénoliques tricycliques : acide carnosolique, carnosol, rosmanol, épirosmanol, isorosmanol, rosmaridiphénol, rosmari-quinone, rosmadial...
  • Acides phénols : acides caféique, chlorogénique, rosmarinique
  • Flavones méthylées : genkwanine, lutéoline, diosmétine
  • Triterpènes et stéroïdes : acide oléanolique, dérivés d'acide ursolique, α- et β-amyrines
  • Autres constituants : polysaccharides acides, traces de salicylates
Voie orale et locale
Réservé à l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans.
Ne pas utiliser plus de 2 semaines.
Si les symptômes persistent au cours du traitement, consulter votre médecin ou votre pharmacien.
Si présence d’une obstruction des voies biliaires, cholangite, maladie du foie, de calculs biliaires et d'autres troubles biliaires l’utilisation de cette plante nécessite une surveillance médicale.
En l’absence de données ce produit n’est pas indiqué chez la femme enceinte ou allaitante.
Origine
Le romarin a changé de genre. Depuis la révision du genre Salvia publiée en 2017, le nom botanique accepté est Salvia rosmarinus Spenn. ; Rosmarinus officinalis L., le nom de Linné, en est le synonyme. Détail qui compte pour un étiquetage : les référentiels réglementaires n'ont pas suivi. L'EMA en 2024, la liste A de l'ANSM en 2025 et la Pharmacopée française écrivent tous Rosmarinus officinalis. C'est donc le nom réglementaire qui reste sur les flacons, et ce n'est pas un retard, c'est la règle.
La monographie française de la souche, millésime 2003, est précise : la teinture mère part des rameaux fleuris frais, titre 65 pour cent d'éthanol en volume, contrôle entre 60 et 70 pour cent, résidu sec d'au moins 1,0 pour cent et dosage d'au moins 0,05 pour cent en masse de dérivés hydroxycinnamiques exprimés en acide rosmarinique.

Ce que dit la réglementation
Deux monographies européennes, l'une sur la feuille, l'autre sur l'huile essentielle, toutes deux révisées le 29 mai 2024 et toutes deux en usage traditionnel.
La feuille porte deux indications de nature très différente. Par voie orale : « soulagement symptomatique de la dyspepsie et des troubles spasmodiques légers du tractus gastro-intestinal ». En additif pour le bain : « soulagement des douleurs musculaires et articulaires mineures et des troubles circulatoires périphériques mineurs ». L'huile essentielle reprend ce second libellé, par voie cutanée, en préparations semi-solides à 6 à 10 pour cent, et n'est pas recommandée avant 18 ans.
Une réserve à énoncer franchement : aucune teinture ne figure parmi les préparations retenues. La monographie feuille ne liste que la substance divisée, en tisane ou en bain. Une teinture mère hydroalcoolique est hors du champ de l'enregistrement européen d'usage traditionnel.
Côté français, le romarin est en liste A pour la feuille et la sommité fleurie, et fait partie des plantes libérées du monopole pharmaceutique par le décret du 22 août 2008.

La souche française n'est pas la drogue européenne
C'est le point technique de cette fiche, et il tient en une phrase : la Pharmacopée française impose les rameaux fleuris frais, alors que l'EMA, la liste A et le décret de 2008 raisonnent tous en feuille ou sommité fleurie séchée.
Partie de plante différente, état de la plante différent, solvant différent. Un argumentaire qui recopierait les indications européennes sur une fiche de teinture mère serait donc réglementairement hors sujet. Ce que vous achetez ici est une souche homéopathique, avec sa logique propre. Sur le même terrain digestif et biliaire, le curcuma et la gentiane sont au catalogue, et notre page d'usage donne le dosage en gouttes.

Le camphre, l'épilepsie, et ce que le dossier dit vraiment
Vous lirez partout que le romarin est contre-indiqué en cas d'épilepsie. Voici où cette affirmation est juste et où elle ne l'est pas.
Elle est juste pour l'huile essentielle. La Pharmacopée européenne y fixe des teneurs en camphre de 13,0 à 21,0 pour cent pour le type espagnol, de 5,0 à 15,0 pour cent pour les types marocain et tunisien. Et le rapport d'évaluation européen est explicite : par voie orale, le camphre provoque facilement des convulsions de type épileptiforme s'il est absorbé en quantité suffisante.
Elle ne l'est pas pour la feuille. Le même rapport écrit, mot pour mot, que bien que les préparations de romarin contiennent des quantités variables de camphre, il n'existe pas de données humaines soutenant la survenue de convulsions comme complication de l'ingestion d'extraits de romarin. Et ni l'une ni l'autre des deux monographies européennes ne mentionne l'épilepsie ou le camphre en contre-indication.
Conclusion de comptoir : le risque convulsivant documenté est celui du camphre isolé et de l'huile essentielle, pas celui d'une teinture de feuille ou de rameau. Cela n'autorise pas à donner du romarin à un enfant épileptique sans avis, mais cela évite d'inquiéter à tort un adulte qui prend quelques gouttes après le repas.

Précautions
La mise en garde orale porte sur les voies biliaires : obstruction du canal biliaire, cholangite, maladie du foie, calculs biliaires et toute autre affection biliaire. Le romarin est cholérétique, c'est cohérent avec son indication digestive et c'est aussi ce qui fonde cette réserve.
Grossesse et allaitement : non recommandé, la sécurité n'est pas établie, et l'usage traditionnel emménagogue de la plante invite à la prudence. Moins de 12 ans pour la feuille, moins de 18 ans pour l'huile essentielle. Interactions : aucune donnée disponible.
Sur le niveau de preuve, autant être net : aucun essai clinique n'existe dans les indications retenues. Les essais publiés portent sur d'autres sujets, notamment l'alopécie androgénétique et la mémoire, et n'ont pas été retenus par le comité européen.

Quand consulter plutôt que traiter soi-même
Côté digestif, une douleur du creux de l'estomac qui réveille la nuit, une gêne accompagnée d'un amaigrissement, de vomissements répétés, de difficultés à avaler ou de sang dans les selles, ou qui apparaît après 50 ans, se fait explorer. Une douleur violente sous les côtes à droite, irradiant vers l'omoplate, avec fièvre, évoque une colique hépatique et relève de l'urgence.
Côté musculaire, une douleur qui suit un traumatisme, un mollet chaud et gonflé d'un seul côté, ou une faiblesse musculaire progressive ne sont pas des douleurs mineures. Et chez une personne suivie pour l'épilepsie, aucun ajout, plante comprise, ne se décide sans le neurologue.

Sources
Pharmacopée française, Romarin pour préparations homéopathiques, 2003 · ANSM, liste A des plantes médicinales, édition janvier 2025 · Décret n° 2008-841 du 22 août 2008 · EMA/HMPC, monographies européennes Rosmarinus officinalis L., folium et Rosmarinus officinalis L., aetheroleum, révision 1, 29 mai 2024, et rapport d'évaluation commun · Pharmacopée européenne, monographie de l'huile essentielle de romarin · Drew et coll., Taxon, 2017, pour la révision du genre Salvia · Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens Kew.
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Ce produit est un médicament. Prenez toutes les dispositions nécessaires relatives à son utilisation.
Si vos symptômes persistent, consultez votre médecin.
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