Une ampoule de 10 ml par jour apporte 4 000 mg de miel, 2 000 mg de purée d'églantine, 100 mg d'extrait de propolis noire, 50 mg de pollen et 40 mg de gelée royale. Le liquide est porté par de l'eau de source et par de l'
eau-de-vie de blé, qui sert de solvant à l'extrait de propolis.
Le point qui décide de tout le reste : la vitamine C n'est pas quantifiée. Cette fiche annonçait une églantine « à haute teneur en vitamine C ». C'est une
allégation nutritionnelle au sens du règlement (CE) n° 1924/2006, dont l'annexe fixe une teneur minimale par portion pour pouvoir l'employer. Aucune teneur n'étant déclarée ici, elle n'est pas vérifiable, et nous l'avons retirée.
La conséquence va plus loin. Sur un complément composé, une allégation de santé ne peut être portée que par un ingrédient qui y a droit. La vitamine C en a une, autorisée et citable au mot près, mais
uniquement si la quantité apportée par la dose journalière atteint le seuil du règlement et se trouve déclarée. Ce n'est pas le cas. Le miel, la propolis, le pollen et la gelée royale, eux, n'ont aucune allégation autorisée : les demandes déposées pour la propolis ont été refusées, celles de la gelée royale aussi, y compris « aide en cas de fatigue » et « reconstituant et tonique ».
Ce que nous avons donc retiré de cette fiche : le mot « remède » de son titre, le « anti-fatigue » qui l'accompagnait, et les mentions de tonus, de vitalité et de force. Ce n'était pas de la prudence de forme : « vitalité » employé seul figure parmi les termes que la DGCCRF a relevés comme non conformes dans son enquête du 10 mars 2020 sur les sites de compléments alimentaires.
Une teneur en vitamine C, si le fabricant la fournit, changerait la donne et permettrait d'écrire le libellé autorisé. Nous la demandons. Pour comparer les formes de propolis du catalogue, voir
le rayon propolis et produits de la ruche.