Dans la très grande majorité des cas, une gastro-entérite est virale. Un norovirus ou un rotavirus s'installe sur la paroi de l'intestin, celle-ci n'absorbe plus l'eau correctement, et tout repart vers la sortie. D'où les selles liquides, les crampes, les vomissements et cette fatigue qui tombe d'un coup. C'est spectaculaire, c'est épuisant, et chez un adulte en bonne santé cela se règle en général en deux à trois jours.
Le reste du temps il s'agit d'autre chose : une intoxication alimentaire, une turista rapportée de voyage, les suites d'une cure d'antibiotiques. Le choix du traitement n'est pas le même. C'est pour cette raison qu'en homéopathie la souche se décide sur les symptômes observés, jamais sur le seul mot « gastro ».
Au comptoir, trois ou quatre questions suffisent en général à orienter. Voici les repères que nous utilisons tous les hivers.
Rien n'interdit d'en associer deux. Ipeca tant que les vomissements dominent, puis Podophyllum quand la diarrhée prend le relais : c'est même le schéma le plus fréquent sur une gastro qui suit son cours normal.
En phase aiguë, la 9 CH convient dans la quasi-totalité des situations. Cinq granules toutes les heures tant que les symptômes sont vifs, puis on espace dès que ça s'améliore : toutes les deux heures, puis trois fois par jour. Un traitement homéopathique qui fonctionne, c'est un traitement que l'on espace, pas un traitement que l'on prend au même rythme pendant cinq jours.
Pour China rubra en phase de récupération, trois prises quotidiennes pendant une semaine suffisent.
Avec un enfant qui vomit, ne cherchez pas à lui faire garder les granules sous la langue. Faites-les dissoudre dans un fond d'eau, dans un verre ou un biberon, et donnez à boire par petites gorgées. L'effet est identique et vous ne perdez pas la dose au premier haut-le-cœur.
C'est la partie que l'on néglige le plus, et c'est pourtant la seule qui met réellement les gens en difficulté. Un grand verre d'eau avalé d'un trait sur un estomac irrité repart aussitôt. Ce qui passe, c'est le petit volume répété : une cuillère à café, soit environ 5 ml, toutes les cinq minutes. C'est fastidieux, mais au bout d'une heure la personne a bu un demi-verre et elle l'a gardé.
Chez le nourrisson et le jeune enfant, on passe aux sachets de réhydratation orale, reconstitués exactement selon la dilution indiquée. Ils apportent le sodium et le glucose dans les proportions qui permettent à l'intestin de réabsorber l'eau.
Le soda dégazé de nos grands-mères part d'une bonne intention mais aggrave souvent les choses. Il est bien trop sucré, et ce sucre attire l'eau vers l'intestin par appel osmotique. Autrement dit, il entretient la diarrhée que l'on cherche à calmer.
Bloquer le transit paraît logique, ça l'est rarement. En présence de fièvre, de sang ou de glaires dans les selles, le lopéramide est contre-indiqué : on garderait dans l'intestin un germe ou une toxine que l'organisme est justement en train d'évacuer. Sur une gastro banale sans fièvre, il peut dépanner le temps d'un déplacement, pas davantage. Les formes disponibles sans ordonnance sont réservées à l'adulte et à l'adolescent à partir de 15 ans.
Une gastro-entérite est bénigne jusqu'au moment où elle ne l'est plus, et les repères sont assez nets. On appelle le médecin devant du sang dans les selles, une fièvre supérieure à 38,5 °C qui dure plus de deux jours, des vomissements qui empêchent toute boisson depuis plus de six heures, une douleur abdominale intense et localisée, ou des signes de déshydratation : bouche sèche, urines rares et foncées, absence de larmes chez l'enfant qui pleure, pli de peau qui s'efface lentement. Chez le nourrisson de moins d'un an, la personne âgée, la femme enceinte et les patients sous diurétiques, ces seuils s'abaissent : le doute suffit à consulter.
Le norovirus est redoutablement contagieux, quelques dizaines de particules suffisent, et il résiste bien au gel hydroalcoolique. Le lavage des mains au savon, longuement, reste ce qui marche le mieux, en particulier après le passage aux toilettes et avant de préparer un repas. La contagiosité ne s'arrête pas avec les symptômes : elle se prolonge environ 48 heures après le dernier épisode. C'est la raison pour laquelle on demande à un enfant d'attendre deux jours avant de retourner en collectivité.
Un à trois jours pour la forme virale classique chez l'adulte. La fatigue, elle, traîne facilement une semaine, et c'est justement là que China rubra rend service.
Oui. Les granules ne s'opposent ni aux sachets de réhydratation, ni au paracétamol, ni à un antispasmodique. Espacez simplement de quelques minutes une prise de granules et une boisson chaude ou mentholée.
Tant que les vomissements durent, on ne mange pas, on boit. Ensuite on reprend progressivement : riz, carotte cuite, banane, compote de coing, poisson vapeur. On laisse de côté le lait, les crudités, les jus de fruits et les plats gras encore deux ou trois jours.
Aucune donnée ne permet de l'affirmer et nous préférons le dire clairement. En période d'épidémie, ce sont l'hygiène des mains et le nettoyage des surfaces qui font la différence. En revanche, avoir un tube d'Ipeca et un tube de Podophyllum dans l'armoire permet d'agir dès la première heure, et cela change beaucoup au confort des deux premiers jours.
Ils aident à raccourcir la période de transit perturbé, surtout après une gastro sévère ou une cure d'antibiotiques. Nous en proposons une sélection au rayon gastro et flore intestinale.
Si la diarrhée s'installe sans contexte infectieux, revient régulièrement ou accompagne un traitement au long cours, la démarche est différente. Nous la détaillons sur notre page consacrée à l'homéopathie et la diarrhée.
Page mise à jour le 18 août 2026 par l'équipe officinale de la Pharmacie Homéopathique Centrale.
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