Avant de choisir un sirop, il faut savoir ce que fait votre toux. Une toux grasse ramène des sécrétions et sert à quelque chose : on l'aide à faire son travail. Une toux sèche ne ramène rien et épuise : on la calme. Prendre l'un pour l'autre est l'erreur la plus fréquente en automédication respiratoire.
Elle est profonde, elle résonne dans la poitrine, elle s'accompagne de crachats et elle soulage sur le moment. Vous la sentez « pleine ». C'est celle qui accompagne les bronchites et les fins de rhume, quand les sécrétions descendent des voies aériennes hautes vers les bronches.
La toux sèche, elle, est courte, irritative, sans expectoration, souvent pire le soir et en position allongée. Elle relève d'une autre prise en charge, détaillée sur Toux et bronchite.
L'air ambiant compte aussi : une chambre autour de 18 °C, pas trop sèche, et zéro tabac dans le logement.
Associer un fluidifiant et un antitussif. Le premier décolle les sécrétions, le second empêche de les évacuer. Résultat : elles stagnent dans les bronches, ce qui est exactement ce qu'on cherche à éviter. Si vous avez les deux dans votre armoire, n'en prenez qu'un.
Donner un mucolytique à un nourrisson. Depuis 2010, l'ANSM contre-indique les mucolytiques et les fluidifiants chez l'enfant de moins de deux ans, en raison d'un risque d'aggravation respiratoire. Chez le petit, le lavage de nez au sérum physiologique reste le geste central. Attention aussi à l'eucalyptus globulus et au menthol, à écarter chez le jeune enfant et chez l'asthmatique.
Le protocole homéopathique correspondant est détaillé sur Bronchite et sur Toux. Si l'épisode démarre en haut des voies aériennes, voyez Rhinopharyngite ou Nez et gorge. Pour éviter la rechute, Défenses immunitaires.
Hors épisode aigu, pour le confort respiratoire au quotidien et la prévention hivernale, voyez Respirer librement.
Elles soulagent surtout la sphère haute, nez et sinus. Sur les bronches, l'effet est limité. Si vous en faites, jamais chez l'enfant de moins de six ans, jamais avec de l'eau bouillante, et pas en cas d'asthme sans avis médical.
Son bénéfice est modeste et discuté. Il rend souvent l'expectoration plus confortable, sans raccourcir l'épisode. L'hydratation et le temps font le gros du travail.
Oui, dans la grande majorité des bronchites aiguës, qui sont virales. L'antibiotique ne change rien à leur durée et sélectionne des résistances. Il se justifie sur un terrain fragile ou devant des signes de surinfection.
Côté homéopathie. Une toux en salves, qui revient par accès dans la nuit, renvoie à Drosera en granules.
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