L'asthme touche plusieurs millions de personnes en France, avec des degrés de sévérité très variables. C'est une maladie respiratoire chronique qui se manifeste par des crises plus ou moins fréquentes, et qui nécessite un suivi médical structuré. Voici ce que l'homéopathie peut apporter en complément, et surtout ce qu'elle ne remplace jamais.
Par Hélène Gaillard, pharmacienne
Une crise d'asthme peut engager le pronostic vital. Elle se traite avec le bronchodilatateur de secours prescrit par le médecin (souvent un spray à action rapide), jamais avec un remède homéopathique. Si vous ou votre enfant êtes suivi pour asthme, gardez toujours ce traitement de secours à portée de main. Appelez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences sans attendre en cas de gêne respiratoire qui ne cède pas rapidement au bronchodilatateur habituel, de difficulté à parler ou à finir ses phrases, de lèvres ou d'ongles bleutés, d'épuisement respiratoire, ou de crise inhabituellement sévère par rapport aux crises précédentes.
L'homéopathie n'a pas vocation à traiter une crise d'asthme en cours ni à remplacer le traitement de fond prescrit par le médecin (corticoïdes inhalés notamment, lorsqu'ils sont indiqués). Elle peut, en revanche, être proposée en accompagnement du terrain allergique ou anxieux qui favorise parfois les crises, toujours en complément du suivi médical et jamais en substitution.
Ce tableau reprend les remèdes déjà présentés sur le site, à prendre en dehors de toute crise aiguë et avec l'accord de votre médecin si vous suivez un traitement de fond.
| Remède | Terrain concerné |
|---|---|
| Poumon histamine 5 CH | Terrain allergique respiratoire, en accompagnement |
| Ethyl sulfur dichloratum 5 CH | Soutien du terrain bronchique |
| Blatta orientalis 5 CH | Terrain allergique respiratoire |
Ces remèdes sont proposés à titre de soutien du terrain, jamais comme traitement d'une gêne respiratoire aiguë.
Pour le confort respiratoire au quotidien et le rayon produits, voyez nos pages respiration et bronches encombrées.
Non. Si votre médecin vous a prescrit un traitement de fond (corticoïdes inhalés, bronchodilatateur de longue durée, ou autre), il ne doit jamais être arrêté ou remplacé sans son avis, quelle que soit l'amélioration ressentie.
Oui, en accompagnement du terrain et en dehors des crises, sans interaction connue avec les traitements de l'asthme. Signalez toujours à votre médecin ou votre pharmacien l'ensemble des produits que vous prenez.
Une toux sèche, une sensation de gêne ou d'oppression thoracique, des sifflements respiratoires (« wheezing ») ou un essoufflement inhabituel à l'effort peuvent précéder une crise. Ces signes justifient d'avoir son traitement de secours à disposition et, en cas de doute, de consulter.
Oui, la prise en charge de l'asthme de l'enfant obéit à des recommandations spécifiques et relève systématiquement d'un suivi pédiatrique ou pneumologique dédié ; l'homéopathie n'y intervient, comme chez l'adulte, qu'en accompagnement du terrain et jamais en traitement de la crise.
Haute Autorité de Santé (HAS), recommandations de prise en charge de l'asthme. Assurance Maladie (ameli.fr), fiche dédiée à l'asthme et à la conduite à tenir en cas de crise. Vidal, fiches pharmacologiques des remèdes homéopathiques cités.
Cet article est rédigé à titre informatif par l'équipe pharmaceutique de PHC. Il ne remplace en aucun cas le suivi médical de l'asthme ni le traitement de secours prescrit par votre médecin. En cas de crise qui ne cède pas rapidement, appelez le 15 ou rendez-vous aux urgences.
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