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Myrrhe teinture mère - commiphora myrrha
Myrrhe teinture mère - commiphora myrrha
Code : - Visuel non contractuel - Myrrhe teinture mère - commiphora myrrha

Myrrhe teinture mère - commiphora myrrha


PHC

Commiphora myrrha (Nees) Engl.

La myrrhe s'emploie sur les petites ulcérations et inflammations de la bouche, gingivites et aphtes, et sur les petites plaies. Un point capital : la seule voie reconnue est locale, en bain de bouche dilué ou en application cutanée. Elle ne s'avale pas. Voir l'onglet Tout savoir.

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Nom latin : Commiphora myrrha (Nees) Engl., nom pharmacopée Commiphora molmol Engler
Noms communs : myrrhe, myrrhe amère
Famille : Burséracées
Partie utilisée : gomme-résine, exsudat durci à l'air
Origine : arbustes épineux des zones arides de la Corne de l'Afrique et de la péninsule Arabique. La gomme-résine s'écoule spontanément ou après incision du tronc et des branches, puis durcit au contact de l'air.
En bain de bouche ou en gargarisme : diluer la teinture dans un demi-verre d'eau tiède, se rincer la bouche, puis recracher. Trois fois par jour.

En application locale sur une gencive irritée ou une petite plaie propre.

La teinture titre 90 degrés d'alcool : appliquée pure, elle pique. Sur une muqueuse déjà irritée, la dilution s'impose.

Ne pas avaler. Consulter si les symptômes persistent au-delà d'une semaine.
Gomme-résine composée de trois fractions : une résine, une gomme polysaccharidique et une huile essentielle, à laquelle la myrrhe doit son odeur balsamique et son amertume.

La Pharmacopée européenne décrit la drogue et sa teinture, préparée au cinquième avec de l'éthanol à 90 pour cent en volume, un titre imposé par la solubilité des résines.
Usage local uniquement : bain de bouche à recracher ou application cutanée. La voie orale par ingestion n'est pas reconnue.

Contre-indiquée en cas d'hypersensibilité.

Usage non recommandé avant 12 ans, ni pendant la grossesse et l'allaitement.

Des réactions cutanées allergiques ont été rapportées. Éviter le contact avec les yeux.

Un furoncle du visage relève d'une prise en charge médicale, jamais de l'automédication.

Ce produit est un médicament. Lisez attentivement la notice. Si les symptômes persistent, consultez votre médecin.
Origine
La myrrhe n'est pas une plante fraîche, c'est une gomme-résine : un exsudat durci à l'air, obtenu par incision ou écoulement spontané du tronc et des branches d'un arbuste du genre Commiphora, famille des Burséracées. Le nom retenu par la réglementation pharmaceutique est Commiphora molmol Engler, avec Commiphora myrrha comme nom concurrent : les deux étiquetages circulent légitimement.

Cette nature d'exsudat a une conséquence directe sur le produit. La notion de plante fraîche est ici sans objet, et il n'existe pas de monographie française pour une souche homéopathique de myrrhe. La référence pharmaceutique est la teinture de myrrhe de la Pharmacopée européenne, préparée au cinquième avec de l'éthanol à 90 pour cent, un titre bien supérieur aux teintures mères végétales usuelles, imposé par la solubilité des résines.

Ce que dit la réglementation
Monographie européenne d'usage traditionnel, adoptée le 12 juillet 2011, avec deux indications :

  • le traitement des petites ulcérations et inflammations de la bouche, stomatites et gingivites ;
  • le traitement des petites plaies et des furoncles de faible taille.

Les voies reconnues sont la voie buccale locale et la voie cutanée. L'ANSM inscrit la myrrhe à la liste A, gomme oléo-résine.

Un détail qui en dit long sur le niveau de preuve : la myrrhe n'a pas d'entrée à la liste communautaire, et l'agence européenne en donne la raison. En l'absence de tests de génotoxicité suffisants, aucune inscription n'a pu être établie, les seules données disponibles étant un essai chez la souris jugé non concluant à lui seul.

Le point qui compte : la myrrhe ne s'avale pas
C'est le décalage central de ce produit, et il mérite d'être posé clairement.

Une teinture mère est un format qu'on associe spontanément à une prise orale en gouttes. Or la seule voie évaluée et reconnue pour la myrrhe est locale : bain de bouche, gargarisme, badigeon gingival, ou application cutanée. Il n'existe aucune monographie européenne soutenant une ingestion de myrrhe.

En pratique, au comptoir, cela donne un conseil simple. La myrrhe s'emploie diluée dans un verre d'eau, en bain de bouche à recracher, sur une gencive irritée ou un aphte, ou en application locale sur une petite plaie propre. La posologie retenue par la monographie est de l'ordre d'un demi à cinq millilitres de teinture dans 150 millilitres d'eau, trois fois par jour.

Et une précision qui évite une mauvaise surprise : appliquée pure, la teinture titre 90 degrés. La douleur et l'irritation transitoires qu'elle provoque viennent de l'alcool, pas de la myrrhe. Sur une muqueuse déjà irritée, la dilution n'est pas une option.

Précautions
Contre-indiquée en cas d'hypersensibilité, et c'est la seule contre-indication retenue. Usage non recommandé avant 12 ans. Non recommandée pendant la grossesse et l'allaitement, la sécurité n'étant pas établie. Des réactions cutanées allergiques ont été rapportées. Éviter le contact avec les yeux.

Point de vigilance sur les allégations : les propriétés emménagogues ou utérotoniques qu'on prête parfois à la myrrhe ne sont pas documentées dans le dossier réglementaire européen. Nous ne les reprendrons pas.

Sur le soin de bouche, l'alchémille est la seule autre plante du rayon à porter une indication reconnue sur les ulcérations buccales mineures. Dosage sur notre page d'usage, et le catalogue A à Z liste l'ensemble du rayon.

Quand consulter plutôt que traiter soi-même
La monographie impose une consultation si les symptômes persistent au-delà d'une semaine. Et elle pose une règle nette que nous appliquons : un furoncle du visage relève d'une prise en charge médicale, jamais de l'automédication, en raison du risque de complication locale.

S'ajoutent les motifs habituels : un aphte qui dure plus de deux semaines ou qui récidive sans arrêt fait chercher une carence en fer, en vitamine B12 ou en folates, une maladie cœliaque, parfois autre chose. Des gencives qui saignent au brossage se montrent à un dentiste, un bain de bouche ne remplace pas un détartrage.

Sources
EMA/HMPC, monographie européenne Commiphora molmol Engler, gummi-resina, 12 juillet 2011, et rapport d'évaluation correspondant · Pharmacopée européenne, monographies Myrrha et Teinture de myrrhe · ANSM, liste A des plantes médicinales.
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