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Centella asiatica - herbe du tigre teinture mère
Centella asiatica - herbe du tigre teinture mère
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Centella asiatica - herbe du tigre teinture mère


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Centella asiatica (L.) Urban
La centella asiatica, appelée hydrocotyle en homéopathie et herbe du tigre dans le langage courant, est une petite plante rampante des zones humides d'Asie du Sud et de l'Est. Elle est utilisée depuis des siècles en médecine ayurvédique et en médecine traditionnelle chinoise. En Europe, elle est surtout connue pour la cicatrisation et pour le confort des jambes. La teinture mère est une souche homéopathique : son usage se détermine avec le pharmacien ou le prescripteur, et la fiche ci-dessous précise exactement ce que les référentiels reconnaissent, et ce qu'ils ne reconnaissent pas.
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Nom latin : Centella asiatica (L.) Urban
Nom homéopathique : Hydrocotyle asiatica
Noms communs : herbe du tigre, gotu kola, brahmi, hydrocotyle
Famille : Apiacées, celle de la carotte, du persil et du fenouil
Parties utilisées : la Pharmacopée française retient la plante entière séchée pour la souche homéopathique. La Pharmacopée européenne retient les parties aériennes pour la drogue végétale.
Origine : zones humides et bords de rizières d'Inde, de Sri Lanka, de Chine du Sud, d'Indonésie et de Madagascar. La plante est cultivée pour l'usage pharmaceutique.
Souche homéopathique. La teinture mère d'hydrocotyle sert de base aux dilutions homéopathiques et aux préparations réalisées sur conseil ou sur prescription. Nous ne donnons pas de posologie chiffrée sur cette page : elle se détermine avec votre pharmacien ou votre médecin, selon l'indication retenue et votre situation.

Ce que reconnaît la réglementation européenne. La monographie de l'Union européenne, révision 1 du 30 mars 2022, retient une seule indication : « médicament traditionnel à base de plantes utilisé pour aider à la cicatrisation des plaies mineures ». Elle vise la voie cutanée et une durée maximale d'une semaine. Aucune indication par voie orale n'est reconnue au niveau européen, et l'onglet Tout savoir explique précisément pourquoi.

En France, il existe une spécialité avec autorisation de mise sur le marché à base d'extrait titré de centella, en crème, pour le traitement local d'appoint des ulcérations cutanées. Cet extrait purifié n'est pas une teinture mère, et ses données ne se transposent pas à cette souche.
Les composés caractéristiques de la centella sont des triterpènes : asiaticoside, madécassoside, acide asiatique et acide madécassique. La Pharmacopée européenne exige de la drogue végétale au minimum 6 pour cent de dérivés triterpéniques totaux exprimés en asiaticoside.

La plante contient également des flavonoïdes, des polyphénols, des polysaccharides et une huile essentielle en faible quantité.

Attention à ne pas transposer les chiffres. Le titrage de 6 pour cent porte sur la drogue végétale sèche, pas sur la teinture mère. La monographie française de la souche homéopathique n'impose aucun titrage en triterpènes : elle contrôle le titre alcoolique et le résidu sec.
Contre-indication : hypersensibilité à la centella ou aux plantes de la famille des Apiacées, celle de la carotte, du céleri, du fenouil et de l'aneth.

Grossesse et allaitement : usage non recommandé, la sécurité n'est pas établie.

Durée : la monographie européenne limite l'usage cutané à une semaine. Toute utilisation prolongée se discute avec un professionnel de santé.

Foie : des atteintes hépatiques ont été rapportées après prise orale prolongée de centella. Elles ont régressé à l'arrêt du produit. Une fatigue inhabituelle, un jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, des urines foncées imposent d'arrêter et de consulter.

Peau : des réactions de sensibilisation cutanée sont possibles. Un premier usage se teste sur une petite surface.

Un conseil, une question : Pharmacie Homéopathique Centrale, 126 rue de la Pompe, 75116 Paris, 01 47 27 99 08.
Origine
Centella asiatica (L.) Urban, Apiacées. En homéopathie, la souche porte l'ancien nom du genre : Hydrocotyle asiatica. C'est sous ce nom que la Pharmacopée française l'a inscrite, monographie de 1989, qui part de la plante entière séchée, avec un titre en éthanol de 45 pour cent en volume, tolérance de 40 à 50 pour cent, et un résidu sec d'au moins 1,20 pour cent en masse. Aucun titrage en triterpènes n'est exigé de la souche.
Notez la discordance, elle est réelle : la Pharmacopée européenne décrit la drogue végétale comme les parties aériennes, la souche homéopathique française retient la plante entière. Deux textes, deux drogues.
Liste A des plantes médicinales, à l'entrée « Hydrocotyle », partie aérienne, avec la double mention d'usage traditionnel européen et d'outre-mer.

Ce que dit la réglementation, et ce qu'elle refuse
La monographie européenne, révision 1 du 30 mars 2022, est courte et restrictive. Statut : usage traditionnel. Une seule indication : « médicament traditionnel à base de plantes utilisé pour aider à la cicatrisation des plaies mineures ». Voie cutanée exclusivement, durée maximale une semaine.
La voie orale n'a pas été oubliée, elle a été écartée, et pour un motif nommé. Le comité européen écrit qu'il existe suffisamment d'éléments indiquant que la centella pourrait altérer la fertilité aux doses traditionnellement utilisées chez l'humain lorsqu'elle est prise par voie orale, et conclut que l'usage traditionnel des parties aériennes par voie orale ne peut pas être inclus dans la monographie.
Le point qui compte : le signal porte sur les doses traditionnelles elles-mêmes, pas sur un surdosage. Une teinture mère se prend précisément par voie orale. Nous préférons vous le dire, parce que vous ne le lirez nulle part ailleurs et que cela pèse dans la décision, en particulier si vous avez un projet de grossesse.

Le Madécassol n'est pas cette teinture mère
Voilà l'autre confusion à lever, et elle est fréquente.
Il existe en France une spécialité avec autorisation de mise sur le marché à base de centella, en crème à 1 pour cent, indiquée dans le traitement local d'appoint des ulcérations cutanées. Son principe actif est un extrait titré, composé d'environ 40 pour cent d'asiaticoside purifié, 30 pour cent d'acide asiatique et 30 pour cent d'acide madécassique.
L'Europe est allée jusqu'à refuser de le qualifier de préparation à base de plantes : elle écrit que cet extrait est obtenu par des étapes de purification extrêmes, qu'il résulte de la recombinaison d'un extrait hautement raffiné avec un constituant isolé, et que la proportion naturelle des composants n'y est plus respectée.
Si c'est le confort des jambes que vous cherchez, le rayon propose des plantes dont le dossier européen est construit sur la voie orale : le marronnier d'Inde, la vigne rouge et l'hamamélis. Conclusion sans ambiguïté : aucune donnée du médicament ne se transpose à la teinture mère. Le premier est un extrait reconstruit et dosé, la seconde est un totum non titré, à une concentration sans commune mesure. Se servir de l'un pour vendre l'autre serait malhonnête.

Ce que montrent les essais
Sur l'insuffisance veineuse chronique, une revue systématique de 2013 portant sur huit essais conclut que la centella pourrait améliorer signes et symptômes, mais assortit ce résultat d'une réserve nette : la plupart des études sont insuffisamment rapportées et présentent un risque de biais mal évaluable.
Sur la cicatrisation, une revue de 2022 retenant quatre essais contrôlés randomisés chez l'humain penche pour un bénéfice, lié à l'angiogenèse et à un effet anti-inflammatoire, en soulignant que quatre études limitent la portée de la conclusion.
Aucune revue Cochrane n'est consacrée à cette plante.

Précautions
Contre-indication : hypersensibilité aux Apiacées, la famille de la carotte, du céleri, du fenouil et de l'aneth. Grossesse et allaitement : non recommandé, et le signal européen sur la fertilité invite à la même réserve en cas de projet de grossesse. Durée : une semaine par voie cutanée selon la monographie.
Sur le foie, le registre américain LiverTox recense des atteintes hépatocellulaires après prise orale, apparues entre trois et huit semaines et régressives en un à deux mois après l'arrêt. Le score de causalité attribué à la plante est celui d'une cause rare mais probable, et la reprise du produit après un tel épisode est déconseillée.
Sur la peau, des réactions de sensibilisation sont documentées : testez sur une petite surface avant une application étendue.

Quand consulter plutôt que traiter soi-même
Une plaie qui ne se referme pas au bout de deux semaines, qui devient rouge, chaude et douloureuse, qui suinte ou s'accompagne de fièvre, n'est plus une plaie mineure et se montre. C'est particulièrement vrai chez une personne diabétique ou artéritique, chez qui une plaie du pied est une urgence de prise en charge, pas un sujet d'automédication.
Un ulcère de jambe, une plaie qui creuse, une morsure animale ou une plaie souillée relèvent du médecin d'emblée. Côté foie, un jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, des urines foncées ou une fatigue inhabituelle imposent d'arrêter le produit et de consulter.

Sources
Pharmacopée française, Hydrocotyle asiatica pour préparations homéopathiques, 1989 · Pharmacopée européenne, monographie Centellae asiaticae herba · ANSM, liste A des plantes médicinales, édition janvier 2021 · EMA/HMPC, European Union herbal monograph on Centella asiatica (L.) Urb., herba, révision 1, 30 mars 2022, et rapport d'évaluation correspondant · ANSM, base de données publique des médicaments, résumé des caractéristiques du produit de la spécialité à base d'extrait titré de centella · National Institutes of Health, LiverTox, notice Centella asiatica, mise à jour du 24 avril 2024 · Chong et Aziz, Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, 2013 · Arribas-López et coll., International Journal of Environmental Research and Public Health, 2022.
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