Les deux démangent, et c'est à peu près tout ce qu'ils ont en commun. L'eczéma est un problème de barrière cutanée, l'urticaire une réaction de l'histamine. Les traiter de la même façon revient à se tromper de cible une fois sur deux.
C'est le message que nous passons le plus souvent, et le plus mal compris. La peau eczémateuse laisse fuir l'eau et entrer les allergènes parce que sa barrière est défaillante. L'application quotidienne d'un émollient, y compris en dehors des poussées, réduit le nombre et l'intensité des crises. Ce n'est pas une crème de confort, c'est le traitement de fond.
Une à deux applications par jour, sur peau légèrement humide après la douche, avec une quantité généreuse. Douche tiède et courte, savon surgras ou syndet, pas de gant de toilette, séchage en tamponnant.
Sur les poussées, le dermocorticoïde prescrit par le médecin reste le traitement de référence. La crainte de l'utiliser, très répandue, conduit à sous-traiter et à prolonger les poussées. Utilisé sur la bonne durée et à la bonne classe, il n'affine pas la peau. Nous préférons le dire clairement.
En accompagnement : bardane et plantain en drainage cutané, bourgeons de cèdre du Liban et d'orme, hydrocotyle, et les complexes homéopathiques traditionnellement employés sur ce terrain. Le protocole homéopathique est détaillé sur Eczéma.
Un antihistaminique oral, en cure de quelques jours, calme la crise. Les molécules récentes sont peu sédatives. Le froid apaise, le chaud aggrave : évitez la douche brûlante, elle relance les démangeaisons.
Cherchez ce qui l'a déclenchée : un médicament introduit récemment, un aliment, une piqûre, un effort, le froid, une infection virale. Chez l'enfant, un simple virus est la cause la plus fréquente, et c'est rassurant.
Appelez le 15 devant un gonflement des lèvres, de la langue ou des paupières, une gêne à respirer ou à avaler, un malaise. C'est un œdème de Quincke, et il ne se traite pas à la maison.
Voyez aussi Allergie, Peau, ongles et cheveux et Piqûres d'insectes si le point de départ est une piqûre.
Pas de votre propre initiative. Les régimes d'éviction improvisés exposent à des carences et n'améliorent l'eczéma que dans une minorité de cas, allergie alimentaire prouvée. C'est au médecin de poser cette question.
Utilisées longtemps, à forte classe et sur peau fine, oui. Utilisées comme prescrites, sur une poussée, non. Le sous-dosage par peur est aujourd'hui un problème plus fréquent que le surdosage.
Non, jamais. C'est une question qu'on nous pose souvent pour les enfants en collectivité, et la réponse est claire : aucune éviction n'est justifiée.
Côté homéopathie. Sur les plaques qui gonflent et brûlent, améliorées par le froid, la souche citée est Apis mellifica en granules.
Côté homéopathie. Des crevasses qui suintent un liquide épais, jaunâtre et collant, aux plis et derrière les oreilles, correspondent au portrait de Graphites en dose. Le geste de fond reste l’émollient quotidien, appliqué même quand la peau va bien.
Côté homéopathie, le tri se fait sur ce qui aggrave. Une démangeaison majorée par la chaleur du lit et par l’eau, avec des orifices rouges, renvoie à Sulfur en granules. Un suintement épais, jaunâtre et collant aux plis évoque plutôt Graphites en dose.
Quand l’éruption fait des croûtes. Des vésicules qui se rompent puis forment des croûtes épaisses, notamment du cuir chevelu, avec une démangeaison aggravée par la chaleur du lit, correspondent au portrait de Mezereum en granules.
Ce site Web stocke des données telles que des cookies pour activer les fonctionnalités du site, y compris l'analyse et la personnalisation. En utilisant ce site internet, vous acceptez automatiquement que nous utilisions des cookies.