Par Hélène Gaillard, pharmacienne
Ces montées en température sont l’un des symptômes les plus pénibles durant la période de la ménopause. Une bouffée de chaleur se caractérise par une sensation soudaine de chaleur, souvent accompagnée de transpiration et d'un rythme cardiaque rapide. Elle peut durer jusqu'à 10 minutes et est souvent suivie de frissons ou d'une sensation de froid accrue. Les bouffées de chaleur sont causées par des changements dans les niveaux d'hormones et peuvent causer de l'inconfort, notamment une sensation de chaleur.
Votre approche peut être générale donc sélectionner les souches présentées ci-dessous ou vous pouvez aussi consulter un médecin homéopathe pour une prise en charge contre la ménopause plus individualisée.
Des laboratoires ont crée des spécialités contre les bouffées de chaleur, mélangeant plusieurs souches :Acthéane de chez Boiron ou Diabène de Lehning. . Un des produits les plus connus est Ménophytea. Autre favori est la sauge contre les bouffées de chaleur. Retrouvez toutes nos propositions dans "Ménopause et pré-ménopause" de notre rubrique Seniors
C'est le tri qui rend le conseil homéopathique utile. On ne choisit pas sur la fréquence, mais sur la forme de la bouffée.
| Comment ça se manifeste | La souche |
|---|---|
| Bouffée brutale, visage rouge et chaud, battements dans les tempes, aggravée par la chaleur | Belladonna 9 CH |
| Montée de sang à la tête avec céphalée pulsatile, sensation que la tête va éclater | Glonoinum 9 CH |
| Bouffée suivie d'une sueur abondante qui ne soulage pas, mauvaise haleine | Sepia officinalis 9 CH |
| Mal supportée par la chaleur et par tout ce qui serre le cou, aggravée au réveil | Lachesis mutus 9 CH |
| Sueurs nocturnes qui obligent à se découvrir, puis frilosité | Sulfur 9 CH |
| Bouffée avec agitation, irritabilité, envie de tout envoyer promener | Hyoscyamus niger 9 CH |
Lachesis et Sepia couvrent à eux deux une bonne part des demandes. Le critère qui les sépare : est-ce que la sueur soulage, oui ou non ?
Le trèfle rouge, le soja et l'actée à grappes noires sont efficaces chez une partie des femmes, et nous les conseillons volontiers. Mais ils ont une activité de type œstrogénique, et cela impose une règle claire.
Antécédent personnel de cancer du sein ou de l'endomètre, ou traitement par tamoxifène ou anti-aromatase : on ne les prend pas sans l'accord de l'oncologue. L'homéopathie, elle, reste possible dans ces situations, ce qui explique une bonne part de sa place ici. C'est un point que nous vérifions systématiquement au comptoir, et que peu de gens pensent à signaler.
Pour le reste de la période, voyez ménopause, le rayon bouffées de chaleur, le sommeil, l'ostéoporose et la baisse de libido.
| Signe | Conduite |
|---|---|
| Saignement après un an sans règles | Consultation sans délai, cela s'explore systématiquement |
| Bouffées avant 45 ans | Consultation, piste de ménopause précoce |
| Bouffées invalidantes qui empêchent de travailler ou de dormir | Consultation, un traitement hormonal se discute et se prescrit |
| Bouffées avec palpitations, amaigrissement, tremblements | Bilan thyroïdien |
| Bouffées chez une femme sous tamoxifène | Avis oncologique avant toute plante |
| Douleurs pendant les rapports, sécheresse gênante | Consultation, cela se traite bien et localement |
Le choix suit la façon dont la bouffée se manifeste. Lachesis mutus 9 CH quand elle monte du haut du corps et que tout ce qui serre le cou est insupportable. Sepia 9 CH avec fatigue et sensation de poids pelvien. Belladonna 9 CH sur la bouffée brutale, rouge et transpirante.
Il n'y en a pas un seul : on traite les symptômes qui gênent, pas la ménopause elle-même, qui n'est pas une maladie. Bouffées, sécheresse, sommeil et moral se traitent séparément. Un saignement après la ménopause, en revanche, s'explore toujours et sans attendre.
Aucun ne fait l'unanimité. L'actée à grappes est la plante la mieux documentée, avec une vigilance hépatique. La sauge officinale agit surtout sur la transpiration. Ce qui compte autant : chambre fraîche, vêtements en couches, moins d'alcool et de plats épicés le soir.
Le traitement hormonal reste le plus efficace, et il se discute avec un médecin selon les antécédents. Les solutions naturelles se placent en dessous en termes d'effet. Point important : après un cancer hormonodépendant, phyto-œstrogènes et actée à grappes ne se prennent pas sans avis spécialisé.
Bien plus longtemps que ce qu'on dit souvent : quatre à sept ans en moyenne, parfois davantage lorsqu'elles ont commencé avant l'arrêt des règles. Le savoir change la façon d'aborder le traitement, qui s'inscrit dans la durée plutôt que dans le dépannage.
Oui, sans interaction connue. Beaucoup de femmes utilisent l'homéopathie pendant la phase de diminution progressive du traitement hormonal, ou lorsque celui-ci ne suffit pas sur certains symptômes.
Les deux se combinent. Un traitement de fond deux fois par jour, et une prise supplémentaire au moment de la bouffée. Dès que les crises s'espacent, on réduit progressivement plutôt que d'arrêter d'un coup.
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