Dilution :
- La dilution CH correspond au Centésimal Hahnemann :
Afin de différencier facilement les principales dilutions, chaque dilution a un code couleur , soit 7 codes couleurs pour les principales hauteurs de dilutions : 4CH, 5CH, 7CH, 9CH, 12CH, 15CH, 30CH (voir onglet « Précautions d'emploi »). - La dilution K ou Korsakovienne correspond à un autre principe de dilution :
Concernant les tubes en dilutions korsakoviennes, les hauteurs de dilutions sont indiquées sur l'étiquette du tube.
Indications : Les tubes homéopathiques ne comportent volontairement pas d'indication thérapeutique, ni posologie, car ces médicaments peuvent être indiqués pour des symptômes et des terrains parfois très différents.
Cocculus indicus en granules
| Nom de la souche | Cocculus indicus |
| Dénomination botanique actuelle | Anamirta cocculus |
| Origine | Végétale |
| Famille botanique | Menispermaceae, ou Ménispermacées |
| Forme proposée | Tube de granules |
| Contenance | 4 g, soit environ 80 granules |
| Dilutions CH proposées | 4, 5, 7, 9, 12, 15 et 30 CH |
| Dilutions korsakoviennes | 30 K, 200 K, MK, XMK, LMK et CMK |
| Excipients | Saccharose et lactose |
| Préparation sans lactose | Disponible sur demande auprès du préparatoire PHC |
Le portrait traditionnel de Cocculus indicus
Le portrait homéopathique traditionnel ne repose pas sur un symptôme isolé. Cocculus occupe une place particulière dans le répertoire : il relie deux tableaux que l’on croirait sans rapport, le malaise du mouvement et l’épuisement de celui qui ne dort pas.
- un mal des transports où la nausée s’accompagne de vertige, et non l’inverse ;
- une aggravation en regardant défiler le paysage, en lisant ou en se penchant ;
- une amélioration décrite en position allongée, les yeux fermés, au calme ;
- une répugnance à l’odeur et à la vue des aliments pendant la crise ;
- un épuisement décrit après les veilles prolongées, chez la personne qui accompagne un proche la nuit ou qui enchaîne les nuits courtes.
Ces éléments décrivent le portrait de Cocculus indicus dans la littérature homéopathique
citée par PHC. Ils ne constituent pas une indication thérapeutique propre au tube,
une preuve d’efficacité ou un conseil personnalisé.
La coque du Levant, une graine toxique devenue souche
Cocculus indicus, c’est la coque du Levant, le fruit d’une liane
tropicale d’Asie du Sud-Est aujourd’hui nommée Anamirta cocculus. Les noms
Cocculus indicus et Menispermum cocculus que l’on rencontre encore dans
la littérature ancienne désignent la même plante, de la famille des Ménispermacées.
Cette graine n’a rien d’anodin, et c’est ce qui explique son histoire. Elle contient de la
picrotoxine, une substance convulsivante qui agit en
bloquant les récepteurs GABA-A, c’est-à-dire en levant le frein naturel du système
nerveux. À dose toxique, elle provoque vertiges, vomissements, spasmes musculaires et
convulsions. Les pêcheurs d’Asie s’en servaient précisément pour cela :
jetée dans l’eau, la graine broyée étourdissait les poissons, qui
remontaient à la surface. En Europe, au XIXe siècle, elle a servi à
frelater la bière, pour en renforcer l’amertume et l’effet enivrant à
moindre coût — une pratique qui a valu à la coque du Levant d’être interdite puis
surveillée. La picrotoxine a par ailleurs eu un usage médical réel, comme stimulant
respiratoire dans les intoxications aux barbituriques, avant d’être abandonnée.
Il faut donc être clair : la graine et le médicament homéopathique ne sont pas la
même chose. Leurs concentrations, leurs formes et leurs conditions d’utilisation
n’ont rien de comparable, et la première n’a aucune place dans une automédication.
Cocculus indicus en 5 CH, 7 CH ou 9 CH : quelle dilution ?
Le tube Cocculus indicus couvre les sept hauteurs centésimales courantes et six hauteurs korsakoviennes, de 30 K à CMK. La 5 CH est la plus demandée sur cette souche, devant les 7 CH et 9 CH.
- Cocculus indicus 4 CH et 5 CH : dilutions basses, plusieurs prises par jour, sur une durée courte.
- Cocculus indicus 7 CH et 9 CH : les plus courantes, de l’apparition à la disparition des signes.
- Cocculus indicus 12 CH, 15 CH et 30 CH : dilutions hautes, prises espacées.
- Cocculus indicus 30 K à CMK : korsakoviennes, même progression du bas vers le haut.
Une remarque de comptoir : la hauteur ne se choisit pas au jugé, elle vient de l’ordonnance ou du conseil reçu. Sur un long trajet, le tube a l’avantage de rester dans la poche et de pouvoir être repris en route.
Si la dilution recherchée n’apparaît pas dans les menus de sélection, le préparatoire PHC
peut étudier une demande en CH, DH ou K, ainsi que d’autres formes ou des granules sans lactose.
D’autres souches citées dans des contextes proches
Le mal des transports est l’un des motifs où le répertoire homéopathique est le plus fourni. Le tri se fait sur ce qui accompagne la nausée, et sur ce qui l’améliore.
- Tabacum en granules partage la nausée du transport, mais la littérature décrit une pâleur avec sueurs froides et une amélioration nette à l’air frais, fenêtre ouverte.
- Petroleum en granules est cité quand la nausée du trajet est améliorée en mangeant, ce qui la distingue du tableau de Cocculus, où la vue des aliments dégoûte.
- Nux vomica en granules relève plutôt de la nausée qui suit un excès de table ou d’alcool, chez un sujet irritable, que du mouvement lui-même.
- Ipeca en granules désigne la nausée persistante que le vomissement ne soulage pas, avec une langue restée propre.
Le choix d’une souche dépend de l’ensemble des signes observés. Demandez conseil à votre
pharmacien ou à votre prescripteur avant de modifier une recommandation existante.
Composition, lactose et saccharose
Le tube Cocculus indicus contient du saccharose et du lactose. PHC indique
environ 3,4 g de saccharose par tube et 0,21 g pour cinq granules.
Ces informations doivent être prises en compte en cas d’intolérance ou de régime particulier.
Une préparation à base de saccharose, sans lactose, peut être demandée au préparatoire.
Contactez la pharmacie avant la commande pour vérifier la forme et la dilution disponibles.
Commander un tube de Cocculus indicus auprès de PHC
Sélectionnez la dilution et les options proposées avant d’ajouter le tube au panier.
Pour une dilution absente de la liste, une préparation sans lactose ou une autre forme
galénique, transmettez votre demande au préparatoire PHC.
- Vérifiez le format demandé : tube de granules ou dose-globules.
- Sélectionnez la dilution figurant sur votre ordonnance.
- Contrôlez la présence de lactose et de saccharose.
- Ajoutez le produit au panier ou contactez le préparatoire.
Précautions avant d’utiliser Cocculus indicus
Cocculus indicus est un médicament homéopathique. Respectez l’ordonnance ou le conseil reçu.
En cas de grossesse, d’allaitement, d’intolérance à un excipient, de traitement en
cours ou de doute sur la dilution, demandez l’avis d’un professionnel de santé.
Sur ce motif, deux réflexes valent la peine d’être rappelés au comptoir.
Le premier tient à l’anticipation. Quel que soit le produit envisagé
contre le mal des transports, il se prend avant le départ et non lorsque la nausée est
installée : une fois le malaise déclenché, l’estomac ne suit plus. Les mesures non
médicamenteuses comptent autant — s’asseoir à l’avant, fixer l’horizon plutôt que son
téléphone, aérer, éviter de lire, faire des pauses.
Le second concerne le vertige, qui n’est pas toujours un simple malaise.
Un vertige rotatoire vrai, avec impression que la pièce tourne, doit faire consulter s’il
s’accompagne d’une baisse d’audition, de bourdonnements, d’une vision double, d’un mal de
tête inhabituel, de troubles de la parole, d’une faiblesse d’un côté du corps ou d’une
difficulté à marcher : ces signes relèvent d’un avis médical urgent, pas de
l’automédication. Un vertige qui survient après un traumatisme crânien, ou chez une
personne sous traitement, mérite également d’être signalé.
En cas de grossesse, d’allaitement, d’intolérance à un excipient ou de traitement en
cours, demandez l’avis d’un professionnel de santé. L’automédication ne doit pas retarder
une prise en charge adaptée.
Questions fréquentes sur Cocculus indicus en granules
Cocculus indicus est-il disponible en 5 CH, 7 CH et 9 CH ?
Oui. Le tube est proposé en 4, 5, 7, 9, 12, 15 et 30 CH, ainsi qu’en dilutions korsakoviennes 30 K, 200 K, MK, XMK, LMK et CMK. La 5 CH est la hauteur la plus demandée sur cette souche.
Quelle différence entre Cocculus indicus et Tabacum sur le mal des transports ?
L’air frais. La littérature décrit Tabacum avec une pâleur, des sueurs froides et un net soulagement fenêtre ouverte. Cocculus est cité quand la nausée s’accompagne de vertige et s’améliore plutôt allongé, les yeux fermés, au calme.
De quelle plante vient Cocculus indicus ?
De la coque du Levant, fruit d’une liane d’Asie du Sud-Est nommée aujourd’hui Anamirta cocculus, famille des Ménispermacées. La graine contient de la picrotoxine, une substance convulsivante : la plante brute et le médicament homéopathique dilué ne se confondent pas.
Pourquoi Cocculus est-il aussi cité pour la fatigue ?
Parce que le répertoire le décrit dans l’épuisement qui suit les veilles prolongées et les nuits hachées, chez la personne qui accompagne un proche la nuit par exemple. C’est le même fil que le mal des transports : un système d’équilibre et de vigilance mis à rude épreuve.
Cocculus indicus existe-t-il sans lactose ?
Le tube standard contient du lactose et du saccharose. PHC indique pouvoir préparer, sur demande, des granules à base de saccharose sans lactose.