Par Hélène Gaillard, pharmacienne. Mise à jour : août 2026.
Les otites se produisent lorsque le passage entre le nez et l'oreille (le tube auditif) est bouché, ce qui empêche l'écoulement normal des fluides de l'oreille. Cela peut causer de la douleur, des démangeaisons, des acouphènes, une perte d'audition temporaire et d'autres symptômes.
Une douleur à l’oreille ? Il peut s’agir d’une otite, cette inflammation pénible de l’oreille interne.
Elle peut se déclarer suite à un trajet en avion par exemple, à un bain de mer ou à une infection des voies respiratoires (rhume, grippe…). L’otite s’accompagne occasionnellement de fièvre et entraîne généralement de fortes douleurs. Elle est très courante chez les enfants, notamment chez les tout-petits (entre 6 mois et 3 ans) qui manifestent alors leur inconfort en se tirant les oreilles et en pleurant.
Il y a différents niveaux de gravité que seul le médecin peut déterminer. De ce fait, la consultation médicale est indispensable. Cependant, en attendant de pouvoir consulter, l’homéopathie peut être d’une grande aide.
En cas d’otite, prendre :
En cas d’infection, ajouter :
En cas d’otite chronique, prendre :
Tirez doucement sur le pavillon de l’oreille, ou appuyez sur le petit relief situé devant le conduit. Si ce simple mouvement réveille la douleur, l’inflammation siège dans le conduit : c’est une otite externe, celle qui suit les baignades et les nettoyages trop zélés au coton-tige. Si le geste ne change rien, la douleur vient de derrière le tympan.
L’otite moyenne aiguë arrive presque toujours dans les jours qui suivent un rhume. La trompe d’Eustache se bouche, la pression monte, la douleur est vive et pulsatile, souvent avec de la fièvre. Chez le tout-petit entre 6 mois et 3 ans, elle se lit dans le comportement : il se tire l’oreille, dort mal, refuse le biberon parce que téter fait mal.
L’otite séreuse, elle, ne fait pas mal. C’est justement son piège. Du liquide stagne derrière un tympan intact, l’oreille semble bouchée, les sons deviennent cotonneux. On la repère chez l’enfant qui monte le son, fait répéter, ou dont le langage stagne sans raison apparente. Elle mérite un contrôle de l’audition si elle se prolonge, car elle peut durer plusieurs semaines. Voir aussi notre page catarrhe tubaire et oreille bouchée.
| Ce que vous observez | La souche |
|---|---|
| Début brutal, oreille rouge et chaude, douleur qui bat, fièvre élevée | Belladonna 5 CH |
| Enfant inconsolable, une joue rouge et l’autre pâle, calmé seulement quand on le porte | Chamomilla vulgaris 5 CH |
| Douleur décrite comme une brûlure vive dans le conduit, aggravée par le froid | Capsicum annuum 5 CH |
| Douleur lancinante insupportable au moindre courant d’air, irritabilité marquée | Hepar sulfuris calcareum 9 CH |
| Tout débute lentement après un coup de froid, sans grande fièvre | Ferrum phosphoricum 5 CH |
| Oreille bouchée, sécrétions épaisses, l’enfant n’a pas soif et cherche le réconfort | Pulsatilla 9 CH |
Belladonna et Chamomilla se distinguent surtout par le comportement. Belladonna, c’est la brutalité du début, quelques heures à peine. Chamomilla, c’est l’enfant que rien n’apaise, qui réclame puis rejette ce qu’on lui donne, souvent avec une poussée dentaire en toile de fond. Sur une douleur aiguë, les prises sont rapprochées, toutes les dix à quinze minutes, puis on espace dès que la douleur cède.
Aucune goutte auriculaire ne doit être instillée sans savoir si le tympan est intact. Et si l’oreille coule, la question est tranchée : le tympan est percé ou le conduit est infecté, on ne met rien du tout et on consulte. Les huiles essentielles n’ont pas leur place dans le conduit auditif, quelle que soit la recette trouvée en ligne.
Le coton-tige entretient plus d’otites externes qu’il n’en prévient : il tasse le cérumen et abîme la peau très fine du conduit. Le cérumen est protecteur, il migre seul vers l’extérieur. Après la piscine, penchez la tête et séchez le pavillon, sans rien introduire.
Pas toujours, et c’est là que les recommandations ont évolué. Avant deux ans, l’otite moyenne aiguë confirmée par l’examen du tympan justifie un traitement antibiotique. Après deux ans, chez un enfant peu fébrile et peu douloureux, la surveillance avec réévaluation à 48 ou 72 heures est une option validée, en traitant la douleur pendant ce temps.
Cela suppose un tympan réellement examiné. C’est pourquoi la consultation reste la règle devant une douleur d’oreille chez l’enfant : l’homéopathie soulage l’attente et accompagne le traitement, elle ne remplace pas l’otoscope.
Leur trompe d’Eustache est courte, étroite et presque horizontale, ce qui draine mal et laisse remonter les sécrétions du nez. Elle se redresse avec la croissance, et les otites s’espacent naturellement vers 6 ou 7 ans.
C’est la descente qui pose problème, pas le décollage. Déglutir, bâiller, mâcher un chewing-gum, ou donner un biberon au bébé pendant l’approche. Évitez de dormir à ce moment-là. Si vous êtes enrhumé, un lavage de nez au sérum avant l’embarquement change beaucoup de choses.
Le paracétamol reste le premier choix, à dose adaptée au poids chez l’enfant. Une source de chaleur douce contre l’oreille soulage souvent. Faites dormir la personne tête surélevée, la douleur augmente en position allongée.
Elle se surveille avant tout. Beaucoup se résolvent seules en quelques semaines. L’homéopathie et le lavage de nez accompagnent cette phase, mais si l’audition est touchée au-delà de trois mois, un avis ORL s’impose : la pose d’aérateurs transtympaniques se discute alors, surtout si le langage en pâtit.
Oui, et c’est l’un des facteurs sur lesquels on peut vraiment agir. La fumée paralyse les cils qui nettoient les muqueuses et multiplie les otites à répétition chez l’enfant. La tétine utilisée tard et la position couchée pendant le biberon jouent dans le même sens.
Pas de piscine ni de plongée tant que l’oreille est douloureuse ou qu’elle coule. Après une otite externe, attendez la disparition complète des symptômes, et séchez soigneusement l’oreille à chaque sortie de l’eau pendant les semaines qui suivent.
Nos rayons associés : otite et catarrhe tubaire. À lire aussi : rhume, grippe et laryngite.
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