La ménopause n'est pas une maladie. C'est l'arrêt naturel de la fabrication des œstrogènes et de la progestérone par les ovaires, autour de la cinquantaine. Ce qui se soigne, ce sont les troubles qui l'accompagnent, et ils ne touchent ni toutes les femmes ni avec la même intensité.
La pré-ménopause s'installe sur plusieurs années. Les cycles se dérèglent, les règles s'espacent ou se rapprochent, l'humeur et le sommeil suivent le mouvement. La ménopause est dite confirmée après douze mois consécutifs sans règles.
Le déficit en œstrogènes provoque ce que les médecins appellent les troubles climatériques. Trois volets, très différents dans leur prise en charge.
Pour les troubles gynécologiques qui ne relèvent pas spécifiquement de cette période, voyez Troubles féminins.
Le volet osseux est développé à part, avec les facteurs de risque et les indications de l'ostéodensitométrie, sur notre page Capital osseux.
Isoflavones de soja, actée à grappes, yam, houblon : ces plantes agissent en se fixant sur les récepteurs aux œstrogènes. C'est ce qui fait leur intérêt, et c'est aussi ce qui impose une vraie précaution.
Elles sont déconseillées en cas d'antécédent personnel ou familial de cancer du sein, de l'utérus ou de l'ovaire, et chez les femmes sous traitement hormonal ou sous tamoxifène. L'ANSES a par ailleurs recommandé de limiter les apports en isoflavones. Si vous êtes dans l'une de ces situations, parlez-en à votre médecin avant d'ouvrir la boîte : nous ne délivrons pas ces produits sans avoir posé la question.
Restent les options sans effet hormonal, souvent sous-estimées : la sauge sclarée en extrait de plante fraîche sur les sueurs, le magnésium sur l'irritabilité, l'aubépine et la valériane sur le sommeil.
Un saignement qui survient après une ménopause confirmée impose un avis gynécologique, sans exception et sans attendre. Consultez également en cas de bouffées de chaleur qui vous empêchent de dormir ou de travailler, de douleurs pendant les rapports, d'une ménopause survenue avant 45 ans, ou si vous cumulez des facteurs de risque d'ostéoporose (antécédent familial, corticothérapie prolongée, maigreur, tabac).
Une baisse de désir à cette période est très souvent liée à la sécheresse et à l'inconfort des rapports, pas à un problème de libido. La distinction change complètement le conseil : voir baisse de libido, les causes à vérifier.
Très variable : quelques mois chez certaines, plusieurs années chez d'autres. La moyenne se situe autour de quatre à sept ans, ce qui surprend souvent. Elles s'atténuent progressivement en intensité.
La réponse dépend de votre âge, de votre ancienneté de ménopause et de vos antécédents. C'est une discussion à avoir avec votre médecin, qui pèsera bénéfice et risque dans votre cas précis. Aucune réponse générale n'a de sens ici.
Pas systématiquement. L'alimentation en apporte souvent assez, et un excès n'est pas anodin. La vitamine D, en revanche, est fréquemment insuffisante en France, surtout l'hiver. Un dosage sanguin tranche la question.
Ce site Web stocke des données telles que des cookies pour activer les fonctionnalités du site, y compris l'analyse et la personnalisation. En utilisant ce site internet, vous acceptez automatiquement que nous utilisions des cookies.