Une plaie qui cicatrise mal, c'est presque toujours une plaie mal nettoyée au départ, ou laissée à l'air libre par principe. Les gestes des premières minutes déterminent l'aspect de la cicatrice un an plus tard.
Oubliez l'alcool à 70° et l'eau oxygénée sur une plaie ouverte : le premier brûle et fait mal pour rien, la seconde abîme les cellules qui doivent justement reconstruire le tissu.
C'est le conseil que nous répétons le plus souvent au comptoir. Les antiseptiques appartiennent à des familles chimiques différentes, et deux familles mélangées s'inactivent mutuellement. Un dérivé chloré comme le Dakin ne se superpose pas à une chlorhexidine, un ammonium quaternaire ne se superpose pas à un dérivé iodé.
Choisissez-en un, et gardez-le jusqu'à la fin du soin. Vérifiez aussi la date d'ouverture du flacon : un antiseptique entamé depuis des mois ne désinfecte plus grand-chose.
La cicatrisation en milieu humide est plus rapide et donne un meilleur résultat esthétique que la croûte sèche à l'air. C'est le principe des pansements modernes et des crèmes réparatrices.
Protégez la cicatrice du soleil pendant douze mois, écran total ou vêtement. Une cicatrice jeune exposée pigmente durablement, et cette pigmentation-là ne part pas.
Pour une brûlure plutôt qu'une coupure, voyez Brûlures. Pour les soins de peau au quotidien, Beauté au naturel et Peau, ongles et cheveux.
Une piqûre grattée finit souvent en petite plaie surinfectée, surtout chez l'enfant. Nos conseils pour calmer une piqûre d'insecte avant qu'elle ne s'excorie.
Si le choc a fait un bleu plutôt qu'une coupure, la conduite à tenir est différente et les quarante premières minutes comptent beaucoup. Voir coups, bleus et ecchymoses.
Non, c'est une idée reçue tenace. Une plaie maintenue en milieu humide propre cicatrise plus vite et laisse une marque moins visible. Le pansement se change chaque jour, il ne se laisse pas une semaine.
Comptez douze à dix-huit mois. Elle passe par une phase rouge et parfois bombée avant de s'éclaircir. Si elle continue de grossir au-delà des bords de la plaie initiale, montrez-la : il peut s'agir d'une cicatrice chéloïde, qui se traite.
Sur une plaie superficielle propre, oui. Sur une plaie profonde, suintante ou infectée, non : commencez par le nettoyage et l'antiseptique, et demandez un avis avant d'appliquer quoi que ce soit d'autre.
Côté homéopathie. Une cicatrisation qui traîne ou une petite suppuration qui s’éternise renvoient traditionnellement à Silicea en granules. Quand la douleur est vive, en coup d’écharde, et soulagée par la chaleur, la souche citée est plutôt Hepar sulfuris calcareum en granules.
Sur les plaies des zones nerveuses. Un doigt écrasé, un ongle traumatisé ou une chute sur le coccyx relèvent d’une autre souche que l’arnica : la littérature cite Hypericum perforatum en granules quand la douleur irradie le long du nerf.
Côté homéopathie. Sur les cicatrices qui restent épaisses et indurées, et sur les crevasses qui tardent à se refermer, la souche citée est Graphites en granules.
Quand l’état général s’en mêle. Une plaie qui s’enflamme au lieu de cicatriser, avec fièvre et abattement, sort du cadre du conseil : Pyrogenium en granules est cité par le répertoire sur ces tableaux, mais une infection qui retentit sur l’état général se fait examiner sans délai.
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