On désigne sous le terme de candidose toute maladie causée par la prolifération de champignons qui forment des levures du genre Candida. Cette levure est normalement présente dans le corps en quantités modérées, mais elle peut se développer de manière excessive et provoquer une infection.
Les endroits où la candidose est plus courante sont la bouche, les organes génitaux, la peau et l'appareil digestif. Les symptômes peuvent varier en fonction de la zone infectée, mais les signes les plus courants sont les suivants :
Les deux mots désignent le même champignon, Candida albicans, mais pas le même problème. Une mycose est un épisode, localisé et bruyant, qui démarre et qui se traite. Une candidose est un déséquilibre installé, qui explique pourquoi les épisodes reviennent.
Le partage est simple. Une gêne vaginale qui vient d'apparaître, avec démangeaisons et pertes blanches, relève de l'épisode aigu et c'est traité dans notre article sur la mycose vaginale. Trois épisodes ou plus dans l'année, ou une atteinte digestive et buccale, c'est le terrain, et c'est cette page.
Le Candida vit normalement chez tout le monde. Il ne devient gênant que si quelque chose lui laisse la place. Les facteurs qui reviennent le plus au comptoir : une antibiothérapie récente, un diabète mal équilibré, une grossesse, une pilule fortement dosée en œstrogènes, une corticothérapie, et l'humidité entretenue par des sous-vêtements synthétiques ou des vêtements de sport gardés après l'effort.
Sur le sucre, soyons honnêtes : l'idée qu'il nourrirait le champignon est répétée partout, mais les données humaines sont minces. Ce qui est établi, c'est le lien avec un diabète déséquilibré. Réduire les sucres rapides ne peut pas nuire, mais ce n'est pas un traitement.
Cinq granules matin et soir, sur trois semaines, en accompagnement et non en remplacement d'un traitement local prescrit.
Un muguet chez l'adulte sans cause évidente demande un examen : il peut révéler un diabète ou une baisse d'immunité. Une candidose qui touche l'œsophage, avec une gêne à la déglutition, relève du médecin sans délai. Chez le nourrisson, un muguet qui gêne la prise du biberon se traite en consultation. Et si quatre épisodes ou plus surviennent dans l'année, ce n'est plus un sujet de comptoir : la recherche de la cause prime sur le traitement de l'épisode.
Ce n'est pas une infection sexuellement transmissible au sens classique. Le traitement systématique du partenaire n'est pas recommandé s'il n'a aucun symptôme.
Réduire les sucres rapides est raisonnable, surtout en cas de diabète. Mais aucune donnée solide ne montre qu'un régime strict fait disparaître une candidose. Méfiez-vous des protocoles d'éviction extrêmes vendus en ligne.
Sur les récidives vaginales, certaines souches de lactobacilles ont des résultats encourageants, sans que le niveau de preuve soit celui d'un traitement. En complément, oui. À la place, non.
Sur un épisode aigu, le traitement local agit en quelques jours. Sur le terrain, comptez trois mois avant de juger. Si les épisodes continuent au même rythme, il faut chercher la cause ailleurs.
Oui, mais pas en automédication. Les traitements locaux compatibles existent, votre médecin ou votre sage-femme choisira. Signalez-le systématiquement.
Rédigé par Hélène Gaillard, pharmacienne à la PHC. Mise à jour : août 2026.
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