Antalgique et anti-inflammatoire ne sont pas synonymes, et l'un ne remplace pas l'autre. Un antalgique agit sur la douleur. Un anti-inflammatoire agit sur l'inflammation qui la produit : rougeur, chaleur, gonflement, raideur. Sur une entorse, une tendinite ou une poussée d'arthrose, cette distinction change le résultat.
Ibuprofène, kétoprofène, diclofénac, aspirine à forte dose. Ils sont efficaces, disponibles sans ordonnance pour certains, et c'est précisément ce qui fait qu'on les banalise. Quatre règles encadrent leur usage, et nous les rappelons à chaque délivrance.
Ils sont contre-indiqués en cas d'ulcère, d'insuffisance rénale, d'insuffisance cardiaque, à partir du sixième mois de grossesse, et demandent un avis sous anticoagulant, sous corticoïde ou sous traitement de l'hypertension.
Elles agissent plus lentement, elles ne conviennent pas à une douleur aiguë, et elles trouvent leur place sur les douleurs chroniques et les cures de fond.
Notez que plusieurs de ces plantes fluidifient le sang. Sous anticoagulant ou avant une intervention, elles ne sont pas anodines : signalez-les.
Les gels anti-inflammatoires exposent à beaucoup moins d'effets généraux que les comprimés, et soulagent bien les douleurs superficielles, tendinites et contusions. Deux précautions : ne pas les appliquer sur une peau lésée, et ne pas s'exposer au soleil sur la zone traitée, le kétoprofène en gel étant fortement photosensibilisant, y compris plusieurs jours après l'arrêt.
Voyez aussi Anti-douleurs et antalgiques pour le choix de l'antalgique, Arthrose et douleurs articulaires et Règles douloureuses, où l'anti-inflammatoire a une place particulière.
Cette page traite de la crise et de la douleur aiguë. Si votre problème est plutôt une gêne de fond qui dure depuis des mois, avec raideurs et fatigue, la démarche est différente et se travaille sur plusieurs semaines : voir inflammation chronique.
Le paracétamol en première intention, parce qu'il est plus sûr. L'anti-inflammatoire quand l'inflammation domine : articulation gonflée, tendinite, règles douloureuses. Sur une fièvre ou une infection, paracétamol sans hésiter.
Sur une douleur chronique modérée, il peut réduire le recours aux comprimés, et c'est déjà beaucoup. Sur une crise aiguë, non : il agit trop lentement et trop faiblement.
Sans avis médical, non. L'association augmente nettement le risque hémorragique digestif. Cela vaut aussi pour l'aspirine à faible dose déjà prescrite. Demandez-nous avant.
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