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« SIBO » est l’acronyme anglais de « Small Intestine Bacterial Overgrowth” ce qui signifie littéralement prolifération excessive de bactéries dans l’intestin grêle.
Bien que connu des chercheurs depuis des décennies, sa démocratisation n’est que relativement récente. Si la maladie est encore aujourd’hui assez peu connue du grand public et même de la communauté médicale, elle est pourtant loin d’être rare puisque l’on estime qu’elle concerne environ 2 millions de français (avec une prédominance chez les femmes).
D’ailleurs 60 à 80% des personnes atteintes d’un syndrome de l’intestin irritable seraient touchées par le SIBO.
Quels sont les symptômes du SIBO ?
Le SIBO peut se manifester à travers une grande diversité de symptômes tels que des ballonnements, des gaz, des douleurs abdominales, des nausées, des reflux, des carences en nutriments, des diarrhées, des constipations (ou alternance entre les deux) et des intolérances alimentaires.
De plus, le SIBO peut se répercuter sur d’autres organes et provoquer des maux de tête, de la fatigue chronique, du brouillard mental, des problèmes de peau voire des problèmes de thyroïde.
Il faut savoir que les symptômes peuvent varier selon la nature des micro-organismes qui pullulent dans l’intestin grêle et des gaz qu’ils produisent. Ainsi les spécialistes distinguent différents types de SIBO :
- SIBO à méthane – CH4 (techniquement appelé IMO pour Intestinal Methanogen Overgrowth et dans ce cas les coupables sont des archées et non des bactéries).
- SIBO à hydrogène – H2.
- SIBO à sulfure d’hydrogène – H2S.
- SIBO mixtes.
Existe-t-il des facteurs de risque ?
La survenue d’un SIBO peut être favorisée par l’utilisation prolongée d’antibiotiques ou d’IPP (inhibiteurs de la pompe à proton), en cas de mauvaise digestion (défaut d’acidité gastrique, de bile ou trouble de la motilité intestinale), à la suite d’une intoxication alimentaire, en cas de diabète de type 2, à la suite d’une chirurgie gastro-intestinale et en cas de pathologie chronique intestinale comme la maladie de Crohn ou le syndrome du côlon irritable.
Comment prendre en charge et traiter le SIBO ?
Le diagnostic du SIBO est généralement réalisé grâce à un test respiratoire permettant de mesurer la concentration de différents gaz après ingestion de glucose ou de lactulose. Plus rarement, le médecin optera pour l’analyse du liquide de l’intestin grêle par prélèvement direct. Ces tests peuvent être dans certains cas complétés par des tests sanguins et fécaux afin d’évaluer les carences nutritionnelles et la dysbiose.
Le traitement de la maladie est complexe et doit être adapté à chaque patient. Pour réduire le risque de récidive il est conseillé aux patients de s’entourer de thérapeutes et/ou de professionnels de santé ayant une bonne expertise dans la prise en charge du SIBO.
Il repose à la fois sur le respect de consignes hygiéno-diététiques (régimes adaptés durant des durées déterminées, optimisation de la mastication des aliments, sport, gestion du stress, etc…) et sur l’utilisation éventuelle d’un médicament antibiotique et de compléments alimentaires afin d’endiguer la croissance bactérienne, de rééquilibrer la flore intestinale et d’améliorer la digestion.
Pour aller plus loin, je vous invite à parcourir les ressources suivantes proposées par des experts du SIBO :
- Le site d’Isabelle Dohan, naturopathe spécialiste du SIBO
- Le livre de Dora Moutot, journaliste et autrice experte du SIBO – A fleur de pet
- Le site de Krotoum Konaté, nutrithérapeute spécialiste du SIBO
- Mention spéciale pour le site du Dr Burno Donatini, gastro-entérologue avant-gardiste et précurseur en France dans l’étude des dysbioses intestinales




