Des règles douloureuses qui gâchent la vie des femmes
Parmi les troubles gynécologiques fréquemment traités, les
règles douloureuses arrivent en tête et ne doivent pas être négligées.
Dysménorrhées : un syndrome douloureux
Il s’agit d’un
syndrome douloureux revenant spontanément à chaque cycle, appelé aussi dysménorrhées, pouvant apparaître dès l’adolescence et qui gâche la vie des femmes au quotidien.
La souffrance est telle que certaines femmes sont obligées de cesser toute activité et doivent rester alitées.
Les symptômes sont variés :
crampes irradiant le bas du ventre et du dos, vomissements, maux de tête voire des vertiges. Les douleurs pelviennes sont dues à un excès de prostaglandines entraînant des contractions utérines.
Dans tous les cas, une consultation chez un médecin gynécologue est recommandée.
A chaque patiente, un
traitement homéopathique peut être proposé. Vers la fin de moments difficiles.
Les pharmaciens de la pharmacie homéopathique vous conseillent :
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Phosphorus 9 CH, 1 dose au moment des règles : Vos règles sont rouges et très abondantes
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Phytolacca 5 CH, 2 granules 3 fois par jour : Vos seins sont douloureux avant et pendant les règles
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Folliculinum 9 CH dans les cas du syndrome prémenstruel, 1 dose le 14è jour du cycle, puis 1 dose le 21è jour : Les douleurs sont plus fortes à l’arrivée des règles, énervement et seins douloureux
Ibuprofène ou paracétamol : ce que nous répondons au comptoir
La question revient toutes les semaines, et la réponse tient dans une phrase écrite plus haut : la douleur vient d’un excès de prostaglandines. L’ibuprofène agit sur la fabrication de ces prostaglandines. Le paracétamol calme la douleur sans toucher à ce mécanisme.
Ce qui change vraiment les choses, c’est le moment de la prise. Un anti-inflammatoire avalé dès les premières douleurs soulage mieux que le même comprimé pris trois heures plus tard, quand les contractions sont installées. Beaucoup de femmes attendent de ne plus tenir avant de prendre quoi que ce soit, et se retrouvent à courir derrière la douleur toute la journée.
Trois situations où l’anti-inflammatoire n’est pas le bon choix : un antécédent d’ulcère ou de brûlures d’estomac, un asthme déclenché par l’aspirine ou par un anti-inflammatoire, et la grossesse. Le paracétamol reprend alors l’avantage. C’est typiquement le genre de question qui se règle en deux minutes
au téléphone.
La bouillotte n’est pas une consolation
La chaleur posée sur le bas du ventre détend la musculature et beaucoup de femmes nous disent qu’elle leur suffit les jours les plus difficiles. Bouillotte, ceinture chauffante, patch autochauffant : le principe est le même, c’est la tenue qui change. Le patch se glisse sous les vêtements et tient plusieurs heures, la bouillotte demande de rester assise.
Si la chaleur vous soulage nettement, dites-le à votre médecin. C’est une information sur le type de douleur que vous avez, et elle oriente aussi le choix de la souche homéopathique.
Les premières règles de votre fille
Dans les deux années qui suivent les premières règles, les cycles sont souvent irréguliers et les douleurs fréquentes. Cela ne veut pas dire qu’il faut les laisser passer.
Ce qui n’est pas ordinaire : une douleur qui la garde au lit, qui lui fait manquer l’école tous les mois, qui ne cède à rien. Une adolescente qui organise son mois autour de ses règles mérite un avis médical, et ce n’est pas de la prudence excessive.
Le dosage et la durée ne sont pas ceux d’une adulte. Venez avec elle, ou appelez-nous avant d’acheter quoi que ce soit.
Des règles devenues abondantes depuis la pose d’un stérilet
C’est une des questions les plus fréquentes au comptoir, et elle mérite une réponse claire. Un stérilet au cuivre augmente souvent le volume des règles et les crampes pendant les premiers cycles. Un stérilet hormonal les diminue le plus souvent.
Si l’abondance persiste au-delà de six mois, ou si vous vous sentez essoufflée en montant un escalier et fatiguée sans raison, parlez-en à votre gynécologue : c’est le fer qu’il faut regarder, pas seulement la douleur.
Ce que vous mangez ces jours-là
Rien de ce qui suit ne remplace un traitement, mais deux choses reviennent assez souvent dans nos échanges pour valoir la peine d’être dites. Le café et l’alcool accentuent la sensation de crampes chez beaucoup de femmes. Les repas très salés accentuent celle de gonflement.
Ce sont des observations de comptoir, pas une prescription. Elles ne coûtent rien à essayer sur un cycle.
Quand la douleur n’est plus une simple dysménorrhée
Tout ce qui précède vaut pour des règles douloureuses ordinaires. Certaines douleurs relèvent d’autre chose, et l’endométriose vient en tête.
Quatre signes doivent vous amener chez un médecin plutôt qu’en pharmacie :
- une douleur qui a changé de nature ou s’est aggravée depuis un an ou deux
- des douleurs en dehors des règles, pendant les rapports ou au moment d’aller à la selle
- une douleur qui ne cède ni aux anti-inflammatoires ni à rien d’autre
- des difficultés à être enceinte
Le diagnostic de l’endométriose met encore plusieurs années à être posé en France, et ce délai se raccourcit quand quelqu’un pose la question tôt. Nous préférons vous envoyer consulter pour rien que l’inverse.