Commençons par le point le plus important de cette page, parce que la question nous est posée chaque semaine : on ne remplace pas une statine prescrite par un complément, quel qu'il soit. Si votre médecin vous a mis sous traitement, c'est qu'il a estimé votre risque cardiovasculaire, pas seulement lu un chiffre. Arrêter de sa propre initiative expose à un risque réel. Ce qui suit accompagne une prise en charge, cela ne la remplace pas.
Un bilan donne quatre chiffres : cholestérol total, LDL, HDL et triglycérides. Le total pris isolément ne veut pas dire grand-chose. Ce qui compte, c'est le LDL, celui qui se dépose dans les artères, rapporté à votre risque global : âge, tabac, tension, diabète, antécédents familiaux, tour de taille.
C'est la raison pour laquelle deux personnes avec le même taux ne reçoivent pas la même réponse. À 35 ans, sans facteur de risque, un LDL modérément élevé se travaille par l'alimentation. Après un infarctus, le même chiffre justifie un traitement d'emblée.
C'est le produit le plus demandé de ce rayon, et celui sur lequel nous passons le plus de temps à expliquer. La levure de riz rouge contient de la monacoline K, une molécule chimiquement identique à la lovastatine, une statine médicamenteuse. Ce n'est donc pas une alternative naturelle sans risque : c'est une statine, à dose variable selon les lots.
Les conséquences sont concrètes. Mêmes effets indésirables possibles, douleurs musculaires et atteinte hépatique en tête. Mêmes interactions, notamment avec le pamplemousse, certains antibiotiques et antifongiques. Et surtout, elle ne se cumule jamais avec une statine prescrite. La réglementation européenne a d'ailleurs abaissé les doses autorisées et déconseille ces produits avant 18 ans, après 70 ans, pendant la grossesse et l'allaitement.
Nous la délivrons volontiers, mais après avoir posé trois questions : prenez-vous déjà une statine, avez-vous des douleurs musculaires, et votre médecin est-il au courant. Signalez-la toujours sur votre liste de traitements.
Aucun complément de cette page n'égale l'effet de trois changements alimentaires tenus dans la durée : remplacer les graisses saturées par des graisses insaturées, huile d'olive, colza, poissons gras et fruits à coque ; augmenter les fibres solubles, avoine, légumineuses, fruits ; réduire les produits ultra-transformés.
Ajoutez-y trente minutes d'activité physique par jour et l'arrêt du tabac, qui abaisse le HDL protecteur. C'est moins vendeur qu'une gélule, et c'est ce qui change vraiment le pronostic.
Voyez aussi Fonction cardiaque et Vitamines et minéraux.
Non. C'est la question qui nous est le plus souvent posée sur ce rayon, et la réponse est franche. Ces approches accompagnent, elles ne substituent pas. Si votre traitement vous gêne, parlez des effets indésirables à votre médecin : il existe d'autres molécules et d'autres dosages.
Non. Le cholestérol alimentaire influence assez peu le cholestérol sanguin chez la plupart des gens. Ce sont les graisses saturées, charcuterie, fromage, beurre, viennoiseries, qui pèsent le plus. Un œuf par jour n'est pas le problème.
Trois mois après un changement d'alimentation ou l'introduction d'un complément. C'est le délai nécessaire pour que le bilan reflète la nouvelle situation. Plus tôt, vous mesurez du bruit.
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