Voilà l'erreur la plus répandue, et celle qui coûte le plus de semaines de gêne. On attend le premier éternuement pour se traiter. À ce stade, la cascade inflammatoire est déjà lancée et il faut plusieurs jours pour la calmer.
Le réflexe qui change tout : repérez votre pollen, notez la période où il vous atteint, et démarrez quinze jours avant. Un traitement de fond, homéopathique ou non, entamé en anticipation demande moins de doses et donne un printemps nettement plus vivable.
| Période | Pollens en cause | Ce qu'on observe |
|---|---|---|
| Février à avril | Arbres : cyprès, frêne, bouleau, aulne, noisetier | Souvent pris pour un rhume qui n'en finit pas en fin d'hiver |
| Mai à juillet | Graminées | Le rhume des foins au sens strict, le plus fréquent en France |
| Août à octobre | Herbacées : ambroisie, armoise, plantain, pariétaire | Symptômes tardifs, souvent intenses, ambroisie très présente dans le couloir rhodanien |
Si vos symptômes reviennent chaque année aux mêmes semaines, vous tenez votre coupable. Les bulletins polliniques régionaux permettent d'affiner et sont gratuits.
C'est un signe que beaucoup de gens nous décrivent sans faire le lien. Des démangeaisons des lèvres, du palais ou de la gorge en mangeant certains fruits ou légumes crus, chez quelqu'un qui est allergique aux pollens : c'est le syndrome oral croisé.
Les associations les plus classiques : bouleau avec pomme, noisette, cerise, pêche et carotte ; armoise avec céleri, carotte et épices ; ambroisie avec melon et banane. La cuisson détruit le plus souvent l'allergène en cause, ce qui explique qu'une pomme cuite passe très bien alors que la même crue fait réagir.
La plupart du temps, cela reste local et bénin. Mais une gêne à la déglutition, un gonflement des lèvres ou de la langue, ou une difficulté à respirer imposent un avis allergologique et la question de la trousse d'urgence.
| Remède | Ce qui oriente vers lui |
|---|---|
| Allium cepa 9 CH | Écoulement clair et irritant du nez, larmes non irritantes, éternuements en salves. Le tableau de l'oignon qu'on épluche. |
| Euphrasia officinalis 9 CH | L'inverse exact : larmoiement irritant qui brûle les paupières, écoulement nasal doux. Quand ce sont les yeux qui dominent. |
| Sabadilla 9 CH | Salves d'éternuements violentes, chatouillement du palais, nez bouché puis qui coule. |
| Nux vomica 9 CH | Nez bouché la nuit, qui coule le jour, aggravé au réveil et par l'air froid. |
| Apis mellifica 15 CH | Paupières gonflées, roses, brûlantes, soulagées par le froid. |
| Pollens 15 CH ou 30 CH | En fond, une dose par semaine à partir de six semaines avant la saison. |
Le choix entre Allium cepa et Euphrasia se fait sur un seul critère : lequel des deux écoulements irrite, celui du nez ou celui des yeux. Notre article de blog sur l'allergie détaille la démarche.
Selon la localisation de vos symptômes, voyez aussi nez bouché et mal de gorge, allergies en général ou toux et bronches.
L'immunothérapie allergénique est aujourd'hui le seul traitement qui agit sur la cause et non sur les symptômes. Elle se prend en comprimés sublinguaux ou en gouttes, sur trois à cinq ans, et se démarre en dehors de la saison du pollen concerné.
Elle suppose une consultation d'allergologie et des tests. Si votre rhume des foins vous gâche deux à trois mois par an depuis plusieurs années, la question mérite d'être posée : c'est un investissement de temps, mais le bénéfice se maintient après l'arrêt.
| Signe | Ce qu'il faut faire |
|---|---|
| Sifflement respiratoire, oppression, essoufflement | Consultation, le rhume des foins évolue vers l'asthme dans un tiers des cas |
| Gonflement des lèvres, de la langue, de la gorge | Appel du 15 |
| Symptômes toute l'année, sans saison nette | Bilan allergologique, piste acariens ou animaux |
| Un seul côté du nez bouché en permanence | Avis ORL, ce n'est pas une allergie |
| Sécrétions jaunes ou vertes avec fièvre et douleur du visage | Consultation, piste sinusite surinfectée |
Le rhume dure sept à dix jours et s'accompagne souvent d'un peu de fièvre et de courbatures. L'allergie s'installe plusieurs semaines, gratte, revient chaque année à la même période et n'a jamais de fièvre. Les démangeaisons du nez et du palais sont le signe le plus discriminant.
Oui, sans problème d'interaction. Beaucoup de nos clients utilisent le traitement de fond homéopathique en anticipation et gardent l'antihistaminique pour les pics de pollens.
Oui, et cela devient fréquent. On peut se sensibiliser à 30, 40 ou 50 ans, en particulier après un déménagement dans une autre région. L'idée qu'une allergie commence forcément dans l'enfance est fausse.
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