Mieux comprendre notre flore intestinale
Tout le monde a déjà entendu parler des probiotiques, ces « bonnes bactéries » bénéfiques pour notre flore digestive, cependant, les termes prébiotiques et postbiotiques sont bien moins connus. De quoi s’agit-il ?

Les Prébiotiques – « Ce qui permet la vie »
Selon une analyse éthymologique, le préfixe « pré » qui signifie « ce qui précède » est associé à la racine « bios » qui signifie « la vie », ce qui donne : « ce qui précède la vie » qu’il faut interpréter dans le sens de « ce qui permet la vie ».
En effet, pour faire simple, les prébiotiques sont la nourriture des probiotiques. Il s’agit de fibres présentes dans les aliments qui résistent à notre digestion mais qui sont dégradées et fermentées par notre microbiote. Les fruits, les légumes et les céréales sont riches en fibres prébiotiques (exemples : banane, poireau, asperge, chicorée, blé). Parmi les prébiotiques les plus connus, on peut citer l’inuline et les FOS (fructo-oligosaccharides).
Les prébiotiques entretiennent notre flore intestinale, favorisent le transit et limitent le passage des glucides dans le sang.
Les Postbiotiques – « Après la vie »
Selon la définition proposée par l’International Scientific Association for Probiotics and Prebiotics (ISAPP), le terme postbiotique désigne une préparation de micro-organismes inanimés et/ou de leurs composant conférant un bénéfice pour la santé de l’hôte. Il peut s’agir de toutes sortes de substances (acides gras, protéines, polysaccharides ou enzymes) produites par les micro-organismes qui composent notre microbiote. Les plus connus sont le butyrate, l’acétate et le propionate.
Certains postbiotiques représentent une source d’énergie pour les cellules intestinales et luttent contre le stress oxydant et les inflammations digestives.
En résumé : la flore intestinale dégrade les prébiotiques et produit des postbiotiques bénéfiques à notre organisme.





